PAU
tologie atypique ou incomplète, elle permet de différencier les manifestations pulmonaires spécifiques des infections secondaires.
Les pneumocoqueluches s’accompagnent toujours d’un chiffre leucocytaire particulièrement élevé, de l’ordre de 30.000 à 100.000 et même plus. La lymphocytose atteint souvent 80 à 90 %. L’apparition, au cours d’une coqueluche en évolution, d’une polynucléose, permet formellement de rejeter le diagnostic de pneumocoqueluche alvéolaire, ou d’une complication toxi-infectieuse à bacille de Bordet et Gengou.
Ces données de l’hémogramme présentent aussi un intérêt pathogénique primordial. Elles étayent remarquablement les constatations histopathologiques que Julien MARIE et ses élèves ont étudiées dans la coqueluche pure. « Le manchon lymphocytaire péri-bronchique » paraît la lésion histologique spécifique de la maladie, « Nous avançons que ces infiltrats lymphocytaires péribronchiques réalisent de véritables manchons le long des axes broncho-vasculaires, représentant la source exclusive des lymphocytes et des mononucléaires qui vont envahir le sang et réaliser cette hyperleucocytose coquelucheuse à lymphocytes, justifiant pleinement le rang de maladie vedette que Jean BERNARD assigne à la coqueluche parmi les syndromes pneumolymphocytaires ». (J. MARIE).