‹ Contribution à l'étude des Coqueluches du jeune enfantChapitre 33 sur 37 · C. — INDICATIONS D'ORDRE THERAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

C. — INDICATIONS D'ORDRE THERAPEUTIQUE

La constatation d’une coqueluche chez un nourrisson implique la mise en œuvre, d’une façon systématique, d’un traitement actif. Il n’est pas dans notre intention de reprendre dans son ensemble le traitement de la coqueluche. Nous voudrions ‘seulement, étant donnée l’application de plus en plus courante des divers antibiotiques, rappeler leurs PERISDAIES indications et les résultats obtenus.

Nous n’avons utilisé à aucun moment, dans les observations présentées, le sérum humain hyperimmunisé. Dans un des cas (observation XVIII), l’enfant avait reçu, avant d’être hospitalisé, du sérum à titre préventif. Les quintes apparurent, et de nouvelles injections, à dose curative, furent pratiquées. Une pneumocoqueluche se déclara, qui se compliqua tardivement d’oto-

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antrite. Nous nous garderons bien de tirer des conclusions trop hâtives de ce cas isolé, et dont nous n’avons pu contrôler l’application de la sérothérapie. Nous rapportons toutefois les conclusions d’une récente mise au point de J. MARIE, G. SÉE et E. ELIACHAR sur les résultats de ce sérum: il possèderait une action prophylactique non douteuse, une certaine action curative, dans la majorité des cas de coqueluche, à condition d’être injecté précocément, une action curative d’appoint en association avec les antibiotiques actifs, dans la thérapeutique des pneumocoquueluches.

Nous avons, par contre, utilisé largement les antibiotiques dans le traitement des coqueluches du nourrisson. |

1) La streptomycine a été employée dans tous les cas de pneumocoqueluche. Son action nous a paru évidente. L'amélioration porte sur l’élément infectieux et sur les signes fonctionnels pulmonaires. Les accès asphyxiants y paraissent peu sensibles, qu’elle soit employée par injections ou par aérosols. Le nombre et la durée des quintes ne semblent qu'être peu influencés.

Son action sur les phénomènes encéphaliques est nulle.

Nous l’avons pratiquée à la dose de 0,50 g par jour, en deux injections, chez les enfants de moins de 18 mois.

2) La chloromycétine a été employée d’une façcon presque systématique chez tous les nourrissons atteints de coqueluche. Elle a toujours été associée à la streptomycine, dans les formes particulièrement fébri- ‘les. Son action nous a paru plus élective sur les quintes, mais cette influence est loin d’être constante: un quart des cas nous ont paru peu sensibles. Les prises ont été presque toutes orales; les doses s’échelonnant de 0,50 g à 1 gramme.

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