‹ Contribution à l'étude des couches oxydées formées sur le fer à haute températureChapitre 18 sur 45 · HAUTES · texte numérisé non relu

HAUTES

Quand la température s’élève, FeO peut se saturer en fer qui diffuse très vite et la proportion de FeO s'accroît aux dépens de l’oxyde Fe,0, et de la couche précipitée.

— Aux températures supérieures à 9009 : il n’est plus question de faire intervenir la solubilité du fer dans FeO pour expliquer le brusque accroissement des oxydes supérieurs Fe,O, et Fe,0, aux dépens de la couche de FeO. Celui-ci est évidemment en relation avec la transformation 4 — y du fer au voisinage de 9100 (fig. 10, 11), mais il reste à déterminer par quel mécanisme celle-ci influe sur la structure des pellicules. 74

Il ne peut être question ici des vitesses relatives de diffusion du fer et de l'oxygène dans la pellicule, comme dans le cas précédent aux températures inférieures à 9009; en effet, le fer diffuse à l’état ionique, et les propriétés des différents oxydes qui constituent la pellicule ne subissent pas de modifications à 9000.

Il semble, par contre, que la nature du contact métal-oxyde joue un rôle prépondérant. On peut admettre que, lors de la formation de la pellicule aux températures légèrement inférieures à 9000, le contact fer x — FeO est réalisé à l’échelle du réseau cristallin et le passage des ions fer à travers la surface de contact métal-pellicule très facile, d’où grande vitesse de diffusion du fer, et forte proportion de FeO. Au contraire, dès que l’on dépasse 9009, le contact fer ; — FeO est moins intime et le passage de la surface de contact métalpellicule beaucoup plus difficile pour les ions fer; il y a alors ralentissement de la diffusion du fer et développement des oxydes supérieurs aux dépens de FeO.

Seules des considérations d'ordre cristallographique pourraient expliquer cette différence de comportement du fer z et du fer + vis-à-vis de FeO.

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