VARIATIONS LUNAIRES DE LA COMPOSANTE TELLURIQUE NORD-SUD
J.S. Apams (1879) et C. WozLasTon (1881) avaient signalé une ressemblance entre les variations des courants telluriques côtiers et celles de la hauteur des eaux marines dues au phénomène de la marée. En 1919, le R. P. M. Decuevrens rappelle l'influence de notre satellite sur le régime des courants électriques qu’il mesura dans l’île de Jersey (*), (), (*), (7). Dans la double oscillation régulièrement observée 1l crut trouver une justification suffisante en faveur de l’existence d’une marée électrique comparable à la marée océanique, et admit même une classification quelque peu arbitraire des courants telluriques en deux catégories distinctes : courants continentaux et courants marins. Plus récemment, J. Ecepar en utilisant les données de l'Observatoire de l’Ebre (*), (*) et W. J. Rooney en appliquant la méthode d'analyse de S. CHapman aux déterminations faites à Huancayo et à Tucson (”) ont dégagé des variations ayant la durée du jour lunaire pour période fondamentale et parmi lesquelles l'importance du groupe semi-diurne s’affirme nettement.
; ; ue Méthode d'analyse. — En poursuivant l’analyse harmonique de la variation diurne de la compo-
sante tellurique N j'ai été amené à envisager aussi l’existence de fluctuations en liaison avee le
mouvement de la Lune. J’ai d’abord calculé les valeurs horaires de l'onde semi-diurne solaire S, au
. Gus Mat 12 12
moyen de la série de combinaisons linéaires d’ordonnées X,Y,6,6,9, (5 3 (5 ): Or contrairement
à ce que J'ai indiqué plus haut au sujet de l’onde solaire diurne S, on ne distingue plus facilement , . , . . Pts . =
la répercussion de l’agitation magnétique sur la valeur de l’amplitude de l’onde $,. Par contre, les
sinusoïdes représentatives de cette dernière se succèdent par trains dont la forme s’apparente à celle
des tracés résultant de la superposition de deux ondes de périodes voisines (fig. 18). L'intervalle de
temps qui sépare deux maxima d'amplitude oscille légèrement autour d’un demi-mois. L’ hypothèse de la superposition d’un effet lunaire à l'effet solaire primitivement cherché m’a done paru plausible pour expliquer ces battements. En prenant T = 12 h. 25 min. (durée du demi-; -Jour lunaire moyen) et LES TT donne pour l'intervalle de temps 4 séparant deux concordances consécutives la valeur 14 jours 3/4.
T' — 12 heures (durée du demi-jour solaire moyen) la formule classique des battements 9 —
Ce bon accord numérique entre la valeur calculée et la valeur déduite de l'analyse harmonique (méthode Lasrousre) justifiait donc la recherchefd’une onde lunaire semi-diurne.
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