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Fig. 18. — Battements des ondes S, et L, (amplitudes).
La séparation assez délicate des ondes solaire et lunaire par la méthode de H. LaBrousTE nécessite l'emploi de combinaisons d’ordre élevé afin de détruire presque totalement les termes solaires tout en exaltant les termes lunaires dont on suppose évidemment l’évolution assez régulière. Sur les résultats précédemment obtenus j'ai effectué successivement les combinaisons +, 9,, (*) et s, (*). La totalité de toutes ces opérations donne pour les diverses ondes susceptibles d'intervenir au cours de ces opéra-
tions analytiques les facteurs d'amplification relatifs suivants :
41 k AIT RO ORNE ne brome nasdatene die at es ne entire Da de en tie ce est © I DNS 60 18 200 dB ME D In CE TE ON TR A IS DDC TOO RE O0 (o) D'Uue Dire aan Dore ALT On DRE DEEE 2 AR EEE A EC — 775 TO DOTITEN RE ie cales eh nain nee el sueur ete sans Dertce soleils ere dos tels) 212 — 2
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Onde solaire semi-diurne S,. — La variation solaire semi-diurne $, a été déterminée par soustraction algébrique en retranchant les ordonnées horaires de l’onde semi-diurne lunaire L, des ordonnées
horaires « brutes » correspondantes déduites des combinaisons primitives X,X,6,635; É 3 ] C2 É qui
| r - °9 L avaient amplifié à peu près de manière identique les termes S, et L,. Au cours de cette opération, J ai tenu compte de ces coefficients d'amplification respectifs. Entre les facteurs considérés k, et k, des termes solaires et lunaires dont l’analyse donne la somme y on a la relation simple :
UE kSa do RL d’où l’on tire
k RUE Re 2 2
Jens L’amplitude journalière de l’onde solaire S, a oscillé irrégulièrement entre 0,05 et 1,65 mv./k. Comme le montre le 3% graphique de la figure 15, on retrouve certaines correspondances de ses valeurs anormales avec les situations magnétiques très agitées. Le classement des amplitudes N et À
précédemment utilisé conduit au résultat ci-dessous :
Juillet Û Septembre Octobre Novembre Moyenne
Jours normaux Jours agités
Caractère magnétique
Différence te NAS RE ne.
L’accroissement d’amplitude en fonction de l’agitation magnétique est moins apparent que dans le cas de l’onde diurne S,. La formule :
S) = 0,52 mv./k. sin (21 + 2440)
représente l’évolution moyenne de l’onde solaire S, pendant les 165 journées examinées.
Onde lunaire semi-diurne L,. — L'analyse harmonique qui a porté sur un peu plus de à lunaisons, du 25 mai au 5 novembre 1803, m'a fourni une série de trains d’onde comportant 318 oscillations simples de période moyenne égale à 12 h. 25 min., 25 valeur pratiquement égale à la durée du demi-jour lunaire moyen 12 h. 25 min., 21 pendant l'intervalle de temps correspondant. Cette parfaite concordance implique donc la réalité d’une variation lunaire semi-diurne de la composante tellurique Nord-Sud.
Les élongations électriques maxima vers le Sud se produisent 2 h. 5o min. environ après les passages de la Lune au méridien, et la relation :
L, = 0,60 mv./k. sin (2t + 1880)
définit en heures lunaires comptées de o heure à 24 heures l’évolution mise en évidence.
Grandeur de l’amplitude. — Au Parc Saint-Maur l’amplitude de la variation lunaire est relativement importante : elle oscille entre 0,42 et 0,72 mv./k. et sa valeur moyenne 0,60 mv./k. atteint le quart environ de la variation diurne solaire égale à 2,44 mv./k., moyenne de juin à octobre 1893. J. Ecepaz a trouvé pour Tortosa un rapport beaucoup plus petit, approximativement 1/10.
Les amplitudes moyennes de S, et de L, sont donc très sensiblement du même ordre de grandeur.
a Leur rapport —? — Ar detre pr ; PP ä, = Dlaune valeur considérablement différente de ceux calculés pour Tortosa, Huan-
cayo et Tucson, stations pour lesquelles J. Ecpnaz et W. J. Rooney ont obtenu 11 et 10 ee an de m’assurer de ce désaccord numérique, j'ai analysé au moyen de la méthode rapide employée par les hydrographes pour déterminer les ondes composantes de la marée océanique les valeurs horaires d’un mois pris au hasard, en fait celui de septembre 1893. J’ai ainsi trouvé avec ce dernier procédé de calcul le même régime lunaire et une amplitude du même ordre de grandeur. Cette concordance des résultats fournis par deux méthodes d'analyse différentes confirme suffisamment importance relaüve de l’amplitude lunaire semi-diurne. Les battements accusés de l’onde semi-diurne « brute » précédemment remarqués laissaient d’ailleurs prévoir l’équivalence approximative des amplitudes solaires S, et lunaires L, (fig. 18).
Variations de l'amplitude. — T’amplitude quotidienne du terme L, varie suivant un rythme paraissant bien dépendre de la position relative de notre satellite (fig. 19). Ses plus grandes valeurs
REZ, héigée © Mounelle lime À apogez © Flame tune Fig. 19. — Variations de l’amplitude de l’onde semi-diurne lunaire (—) avec les phases, la distance et la déclinaison (.…..) de la Lune.
arrivent aux époques voisines des fortes déclinaisons positives et des périgées de l’astre, tandis qu’au contraire les plus petites se produisent plutôt à des dates rapprochées des apogées et des fortes déclinaisons négatives de la Lune. Pendant les premiers mois analysés l’ensemble des valeurs est plus élevé que pendant les mois suivants. Comme dans le cas des marées océaniques ces variations particulières tiennent peut-être au chevauchement des syzygies avec les positions extrêmes de la Lune sur son orbite. Les données analysées sont évidemment trop restreintes pour pouvoir déterminer de manière précise l’évolution tellurique en fonction des principales coordonnées lunaires, car non seulement le mouvement de notre satellite est très complexe, mais encore le phénomène n’a pas une origine exclusivement mécanique. J’ai cependant cherché à définir approximativement la marche de l'amplitude semi-diurne lunaire en utilisant simplement la méthode statistique.
Le groupement des amplitudes par lunaison indique la répartition numérique ci-contre conforme à celle dégagée par W. J. Rooney pour Tucson et Huancayo (”).
Le graphique de la figure 20 traduit la variation éprouvée par l’élongation tellurique maxima au cours d’une lunaison.
Thèse P. Rougerie.
Le graphique de la figure 21 montre la variation de l'amplitude électrique en fonction de la déclinaison lunaire. [l-y a évidemment une similitude d’allure très apparente entre les deux courbes repré-
sentatives dont les maxima et les minima coïncident sensiblement.
Nouvelle lune Premier quartier Pleine lune Dernier quartier
mv. /k.