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quel, ayant perdu la force nécessaire pour approfondir et par conséquent répousser sa tête — l’entonnoir — se borne à émousser le versant debout, le remplaçant par une courbe convexe,
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Fig. 23. COUPE SCHÉMATIQUE DES DIFFÉRENTS FACIÈS DU STADE RAVIN.
Le ravin peut être, bien entendu, plus ou moins fortement marqué dans l’auge suivant la profondeur à laquelle est situé le cours d’eau d’appel. Aux abords de ce dernier, le ravin est toujours plus fortement marqué qu’en amont (ravin de confluence).
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S1 la différence de niveau entre la source et le confluent du cours d’eau d'appel est grande, l’affouillement du ravin et, par conséquent, son élargissement qui se fait aux dépens de l’auge, feront disparaître cette dernière de laval vers l’amont. Il ne subsistera alors plus que la surface de ruissellement et le ravin, comme l'indique le schéma C.
Dans le cas d’un ravin qui ne cesse de s’approfondir rapidement, la surface de ruissellement tendra aussi à se retrécir de plus en plus, grâce à l'élargissement des parois du ravin (conséquence de son affouillement), pour ne laisser qu'une encoche, un V plus ou moins élargi.1
Fig. 24. CARTE DU RIO SUS LE MOULIN au 1:25000 d'après la feuille 330 de l’atlas topographique de la Suisse.
Sur toute la longueur des deux chaînes de collines, que ravinent les rios affluents de la Sonnaz, se trouvent des exemples typiques du stade ravin. Par exemple: la partie supérieure du rio sus le Moulin? semble calquée sur la
1) Par exemple le ravin (gorge) du Gotteron.
2) Voir la carte du rio sus le Moulin, fig. 24, et la coupe de la vallée de ce ruisseau sur la fig. 1.
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coupe schématique du facies À du stade ravin. Ce rio qui attaque de biais la hauteur de Piamont a ses sources au milieu d’un entonnoir marécageux d'environ 50 m. de profondeur sur 500 à 600 m. de large. L'’entonnoir est entouré d’une grande surface de ruissellement qui atteint l'extrémité Sud-Ouest du Piamont et le point culminant du Bois de Combe au Nord-Est. Vers l’aval, le facies À du rio passe insensiblement au facies C. En tout pareil au rio sus le Moulin est le rio de Zenaleyre ou Chenalevyre avec, en aval, sa série d’étangs dans le ravin, etc.
Quand un ruisseau est émis par un Cours d’eau vigoureux séparé par une croupe séparative d’un cours d’eau d’une puissance d’érosion mécanique faible ou presque nulle, le cours d’eau vigoureux ne tarde pas à se creuser une profonde vallée. Nous avons vu que la conséquence d’un tel état de chose est, en premier lieu, la migration des lignes de partage ou de faîte qui s’éloigneront du cours d’eau vigoureux pour se rapprocher du cours d’eau faible. De leur côté, les rios affluents préexistants ou émis en suite de l’approfondissement de la vallée du cours d’eau vigoureux repoussent leur tête (l’entonnoir) de plus en plus vers l’amont avec une énergie proportionnée à la rapidité de l’affouille. ment de la vallée du cours d’eau majeur, jusqu'à ce que la ligne de faîte soit percée. Alors se produit, au profit du cours d’eau vigoureux, le détournement de la tête du cours d’eau faible, que ne protège plus la croupe séparative.
Il est intéressant de déterminer quelle est la partie de l'appareil érosif du bassin de réception du rio qui entré en contact avec le cours d’eau faible détournera ce dernier.
D’après ce qu’il est possible de reconstituer, ce ne sont ni le ravin, ni l’entonnoir, mais la surface de ruissellement des eaux sauvages, ainsi que le prouve, par exemple, la carte des environs de Belfaux.t La courbe de niveau de 600 m. marque un entonnoir nettement caractérisé en aval du coude de capture.? Cependant, nous trouvons 3 1) Voir fig. 25.
2) La propriété des courbes de niveau d'avoir le même dessin que la ligne de surface qu'elle représente, nous dispense de multiplier les coupes,
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dans cette courbe un élément nouveau, qui ne se rencontrait pas dans l’entonnoir des rios précédents (rio sus le Moulin, rio de Zenaleyre, etc.), le ravin, toujours situé en aval de l’entonnoir, le dépasse considérablement. Cela est dû au fait que le cours d'eau détourné, dont le volume comparé à celui du rio qui le soutire est grand, acquiert en devenant la tête d’un nouveau cours d’eau, qui doit l’unir à la rivière d'appel, une énergie potentielle et, par suite, une force d’'érosion mécanique considérable grâce à la différence de niveau entre les deux vallées.
Fig. 25. TOPOGRAPHIE DES ENVIRONS DE BELFAUX ET DU COUDE DE CAPTURE DU TIGUELET d’après la feuille 330 de l’atlas topographique de la Suisse au 1:25 000.
Ce que nous venons de constater pour le rio du Tiguelet, nous pourrions le constater pour d’autres cas de capture, par exemple : la Crausa ou l’Arbogne. Cependant il ne s’agit plus là d’un fait aussi net. La formation d’un profond ravin tant en aval qu’en amont du coude de capture, le ravinement des versants entre le coude de capture et le cours d’eau d'appel, les ravins secondaires, débouchant dans ce tronçon, etc., altèrent la topographie prinutive de la ré-