‹ Contribution à l'étude des cours d'eau du Plateau suisse: Les coudes de captures du pays fribourgeoisChapitre 18 sur 21 · PRET CE · texte numérisé non relu

PRET CE

gion. Par conséquent, plus l’époque de la capture est reculée, c’est-à-dire plus les érosions ont eu le temps d'agir et plus le cours d’eau détourné est important, plus il sera difficile de reconnaître les caractères originels du rio émis par le cours d’eau d’appel. C’est pourquoi ces caractères ne sont plus reconnaissables dans le cas de captures de cours d’eau aussi considérables que ceux qui formèrent la Gérine, le Gotteron, la Singine et l’Aar actuels.

Ainsi, est-il impossible de déterminer l’âge relatif de deux captures uniquement par la morphologie des environs du coude. En nous basant sur certaines considérations; fondées sur la théorie de l’érosion regressive, nous ne pümes déterminer que l’ordre seul dans lequel se produisirent les captures du groupe de la Sonnaz (Tiguelet et Crausa).

U VE) & œ RES È 675 |-o-S- À SE D" ee SÈSE 650 CE jdes longueurs]:140000 625 ÊER rer =: Aie Sens Échelles deshauteurs1:7000------

Fig. 26. PROFIL DES LITS DE LA SONNAZ, AVEC SON AFFLUENT LE RIO DU TIGUELET, ET DU RIO DU LAVAPESSON.

Remarquer la brusque rupture de pente dans le lit du Tiguelet en aval du coude de capture.

L'étude des profils des lits de la Sonnaz et de ses affluents permet de pousser l'analyse plus loin.

L'ensemble du profil du lit de la Sonnaz est convexe 1 vers le ciel, mais ne forme pas une courbe continue; on peut y distinguer trois tronçons différents : le tronçon supérieur, entre le lac de Seedorf et la cote 610, a une pente d'environ 1,79/,9 sur 1800 m.; puis la traversée du tronçon moyen, qui est concave vers le ciel, se fait, entre les

1) Voir fig, 26. Profil des lits de la Sonnaz avec son affluent le rio du Tiguelet et du rio du Lavapesson.

AQU See

cotes 610 et 570 avec une inclinaison moyenne de 88/, sur 4506 m.; alors, dans le tronçon inférieur, le profil du lit devient convexe vers le ciel et a une pente moyenne de-10/;,.

La Sonnaz serait-elle un cours d'eau complexe, c’està-dire un cours d’eau entré dans un nouveau cycle d’activité dont les effets se superposent à ceux du précédent et ne les a pas encore fait entièrement disparaître ?

La convexité de la dernière partie du cours de la Sonnaz, suivant immédiatement après un tronçon dont le profil est concave, semble bien indiquer une reprise d’érosion du cours d’eau majeur, la Sarine, qui obligea la Sonnaz à approfondir son thalweg à partir du confluent.

& o Ÿ 2 des longueursi:140000 aol. ESS PRES ES, À S SES ue —Éctees | des hauteurs] :7000---- OI D RS Liens sut RS nca SR ed en o quier & Si S ss ae PR Visrinnes |, LS p SENS RU SN CN EEE OPA ITS ESS Ste Ÿ VIS L, SOLS UE ED Te EE nee STEP EE EX ee AE DRE . = —— Hergrs ol CR RONDES es -- NE coude de---— =--/acde-- SR 1 et RON Dia pti. cite capture 2557 orat RE TU TD SO TT al O2 => 43 SUD Er C7, Rennes ÉSLe ee : 7 d L Morat G.Michel PA NUE

Fig. 27. PROFIL DES LITS DFS COURS D'EAU DU VERSANT NORD-OUEST DE LA CHAINE DE SEEDORF.

(Le plan du profil du lit du rio du Moulin a subi, à partir du coude de capture, une rotation de 1800 vers la gauche.)

Si l’on calcule l’ancien profil du tronçon inférieur d’après la courbe du tronçon moyen, on voit que la Sonnaz dut approfondir son lit d'environ 40 m. aux abords de la Sarine (v. fig. 25 et 26 du point À au confluent actuel).

La courbe du lit de la Crausa, ! qui se jette dans la Sonnaz près du confluent de cette dernière et de la Sarine, à beaucoup d’analogie avec le profil du lit de la Sonnaz. comme précédemment, nous avons à faire à une courbe

1) Voir fig. 27. Profils des lits des cours d’eau du versant N.-O. de la chaîne de Seedorf.

Page 1