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dont l’ensemble est convexe. Le tronçon supérieur présente une disposition en escaliers due aux dépôts glaciaires qui, barrant transversalement la vallée de la Crausa, la transformèrent en une série de cuvettes se déversant l’une dans l’autre par dessus des bourrelets glaciaires qui les limitent.
Néanmoins, la courbe du tronçon supérieur est légère. ment concave et a une pente moyenne de 81/,, sur 5500 m. Puis, après une rupture de pente marquée, l’inclinaison devient brusquement d’environ 23,50/,, sur les 1700 m. du tronçon inférieur dont la courbe est convexe. Si nous calculons comme précédemment l’ancien profil du lit du tronçon inférieur d’après la courbe du tronçon supérieur, nous voyons que, comme pour le cas de la Sonnaz, la Crausa fut obligée d'approfondir son lit de 35 à 40 m. à son confluent avec la Sonnaz et la Sarine à Pensier.
Il semble bien, par conséquent, que nous sommes là en présence d’une reprise de l’érosion déterminée par l’affouillement du thalweg de la Sarine; si c’est réellement le cas, nous devons en retrouver les traces dans le cañon même de ce cours d’eau.
Le passage immédiat de la surface uniformément ondulée, vieille d'aspect et usée par les érosions, du Plateau à des gorges et des cañons passablement encaissés aux formes abruptes et jeunes ne peut laisser aucun doute sur l’âge différent de ces deux types morphologiques. Nous sommes certainement en présence d’une topographie due à plusieurs cycles d'érosion successifs.
La surface terminale du Plateau et le cañon de la Sarime appartiennent nettement à deux cycles différents; mais ne peut-on en distinguer d’autres ?
L'examen des versants du cañon de la Sarine nous livre, à trois niveaux différents, l'existence de terrasses creusées dans la rôche en place. Ainsi, la ville de Fribourg est bâtie sur les trois terrasses d’un promontoire de la Sarine; la plus récente, la terrasse inférieure, abrite les quartiers de la Neuveville et de l’Auge; elle est reliée
à la terrasse moyenne (altitude moyenne 40 m.), sur laquelle est bâti le quartier du Bourg avec sa collégiale et son hôtel de ville, par des versants fortement inclinés, que remontent les escaliers du Court-Chemin et les rues de la Grand-Fontaine et du Stalden (200%), lesquels rattachent la ville basse au quartier du Bourg, tandis que d’autres artères, la rue de Lausanne, la rue des Alpes, les escaliers du Collège, etc., unissent la terrasse du Bourg à la terrasse supérieure qui est en même temps la plus ancienne.t Sur tout le parcours de la Basse-Sarine, partout où l'érosion les ont respectés, on retrouve à des altitudes concordantes ces trois niveaux. Tous les promontoirs situés aux environs de celui de Fribourg ont les trois terrasses nettement marquées. En plusieurs endroits, la terrasse moyenne se retrouve aussi sur la rive concave, qui est alors formée de deux falaises à pic que sépare un palier étroit et fortement raviné, tel, par exemple, le palier situé en face des terrasses du promontoire du bois de la Pisciculture près Fribourg ou la double paroi de rochers, en aval du confluent de la Glâne (Planafaye), etc.
Quelle peut être l’origine de ces trois terrasses, creusées dans la roche en place? Sont-elles dues à de simples déplacements du thalweg du cours d’eau, au cours d’une seule et même phase de creusement, ou appartiennent-elles à trois reprises d’érosion successives nettement caractérisées ?
La terrasse supérieure est recouverte de fluvio-glaciaire, la terrasse inférieure de gravier actuel; par conséquent, il ne peut y avoir aucun doute sur la différence d'âge de leur formation, tandis que la première est préglaciaire, la seconde est actuelle; quant à la terrasse moyenne, elle est, comme nous le verrons, interglaciaire; la preuve en est fournie particulièrement par la topographie et la stratigraphie de nombreux ravins des abords de la Sarine.
1) Voir fig. 28. Profil transversal de la vallée de la Sarine à Fri-
bourg.
PME es
Deux ravins où coulent le ruisseau des Pilettes et le ruisseau de Pérolles coupent, au Sud-Ouest de Fribourg, le plateau de Pérolles. Ces ravins, très profonds et escarpés, séparaient le plateau de la ville jusqu'en 1898, époque à laquelle la construction de l’avenue de Pérolles nécessita leur comblement partiel par deux remblais gigantesques, cubant ensemble plus de 500000 mÿ. Ces ravins et particulièrement celui du ruisseau de Pérolles, dont les versants ne sont pas entamés par la construction, 1 sont formés en profondeur de deux parties distinctes: d’une vallée en V, superposée à une gorge profonde et fortement encaissée. Les versants de la vallée atteignent une pente d’environ 500% et sont entièrement creusés dans des dépôts fluvioglaciaires reposant horizontalement sur la molasse dans laquelle sont taillées les parois verticales de la gorge.
Signal du &uintzet
TERRASSE DE S'NICOLAS & 592 = 5 Cd E TERMSED F Æ
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