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leurs rhumatismales aux doigts. L’année suivante, à des intervalles de deux mois, sont apparus des nodules siégeant au niveau des articulations interphalangiennes des doigts. Les doigts en question sont le médius, l’annulaire et le petit doigt.
Ces productions sont douloureuses et sensibles au toucher, surtout par temps humide. En même temps que des nodules le malade est atteint de rétraction de l’aponévrose palmaire et cela d’une façon bien nette à droite.
Aucun membre de sa famille n’est atteint pareillement.
. OBSERVATION N° 5 (WALLACE JONES, cas n° 2).
Homme âgé de 42 ans : Maître d’école.
A souffert de douleurs rhumatismales à l’épaule droite, jamais aux mains. On remarque des nodules aux crêtes iliaques. Aucun signe de rhumatisme articulaire n’est noté.
Ces nodules sont apparus trois ans environ auparavant.
Ils siègent à la face dorsale du premier interligne interphalangien des doigts, spécialement marqués sur le médius et les annulaires des deux mains.
OBSERVATION N° 6 (MM. JAUSION, CAILLIAU, CALOP et CHALOPIN).
Une jeune femme, nullipare, âgée de 25 ans, et indemne de tout antécédent morbide, nous montre
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‘ des nodosités saillantes, de consistance ferme mais dépressible, d’un relief de 2 à 5 millimètres, en même temps que d’un diamètre un peu supérieur, qui siègent au nombre de 5, sur le dos des articulations phalango-phalanginiennes de l’index du médius et de l’annulaire äroits, puis de l'index et de l’annulaire gauches. Aucune différence de coloration, aucun accident de surface, ne les distingue du tégument avoisinant. Le début s’est fait en 1934, alors que la malade était bonne dans un café. Le premier élément apparut au majeur de la main droite. En dépit de multiples prescriptions tant externes qu'internes, l’évolution fut progressive jusqu’à l’état actuel. Elle ne fut nullement influencée par la profession de métallurgiste, qu’exerce maintenant notre patiente.
Deux radiographies des mains, dont l’une de 1934, et l’autre faite à notre demande ne révèlent de lésions, ni osseuses, ni articulaires.
L'examen général ne décèle aucune tare. La sérologie (B. W., Vernes péréthynol, Vernes résorcine, gono-réaction) est strictement négative.
Les tests intradermiques des mycoses ne donnent aucune réponse. La cuti-tuberculinique et Vlintradermo-glucidique ne témoignent que d’une sensibilité allergique tout à fait banale. La formule hématimètre est sans intérêt. Le chimisme sanguin, celui du calcium (92 mgr. 0/00) et des stérols en particulier, n’accuse que des chiffres sensiblement normaux. Pourtant le cholestérol total est à 1,73, et le rapport d’estérification est de 40 %. La glycémie est à 0,90 0/00.
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Une biopsie est pratiquée sur l’élément de l’index gauche. | La recherche dans un fragment du Bacille de Koch et des mycètes, demeure parfaitement inopérante. Il.
n’y a aucun microbisme.
(Le résultat de l'examen histopathologique est donné en entier au chapitre de l’histopathologie).
OSERVATION n° 7.
KÉRATOMES DES DOIGTS /
Coussinets des Phalanges et Sclérodermie
(Observation due à l’obligeance de M. le Professeur SÉZARY et de M. BOLGERT).
Voici un cas de « Coussinets des Phalanges » dont les rapports avec une sclérodermie progressive paraissent indiscutables.
G.. Marie-Louise, 31 ans, assistante sociale consulte le 25 septembre 1942 pour des lésions kératosiques arrondies mesurant environ un 1/2 centimètre de diamètre, légèrement bombées siégeant à droite au niveau des phalanges et des phalangines du médius et de l’auriculaire, à gauche au niveau des mémes articulations et en plus de celle de la phalangine avec la phalangette du médius. Développement progressif depuis quelques années. Depuis 1933, la malade a des syncopes des doigts en nageant. Actuellement elle en a de plus, spontanément en hiver. A noter que la peau des avant-bras est infiltrée et se
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plisse notablement moins qu’à l’état normal. Sur les deux épaules quelques petites taches blanches du type morphée en gouttes. Bon état général, pas de signes d’hyperthyroïdie, divers appareils normaux.
Biopsie et examen hislopathologique
1°) Lésions en bordure : très importante hyperkératose (20 à 30 fois l’épaisseur normale). Hyperacanthose plus discrète avec élargissement des crêtes interpapillaires. Derme normal quant à sa cytologie, mais un peu scléreux et œdématié. Infiltrat inflam-
matoire, et sclérose discrète périsudoripare. Hypo--
derme scléreux avec un gros vaisseau à parois épaisses et nombreux petits vaisseaux les uns entourés d’un infiltrat hystiocytaire, les autres oblitérés (vascularité importante). |
Les capillaires du derme papillaire sont dilatés et leurs cellules pariétales sont turgescentes.
2°) Partie centrale de la lésion : sur un épiderme hyperkératosique et hyperacanthosique bien coloré on trouve un tissu conjonctif très fortement acidophile d'aspect gonflé et dont les noyaux ne sont pas colorables. Il s’agit d'une névrose fibrinoïde que l’on peut rattacher aux lésions vasculaires.