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Les deux lobes principaux diaphragmatiques, régulièrement arrondis, sont situés dans l'épaisseur du diaphragme uro-génital à droite et à gauche de la ligne médiane, séparés par un prolongement antéro-inférieur du centrum, mais se touchant presque par leur partie postérieure. D'après cet auteur, ces deux lobes sont compris entre les fibres du sphincter uro-génilal qui leur constituent une enveloppe contractile complète, sauf en deux points : à leur partie interne où se trouve le prolongement du centrum et à leur partie inférieure et interne où, tantôt elles sont accolées à la paroi supérieure du bulbe, tantôt elles se continuent dans le bulbe avec le lobe bulbaire correspondant de ces glandes.
Les glandes de Cowper bulbaires sont formés par les lobules qui au-dessous du diaphragme uro-génital sont situés en plein ‘tissu spongieux de l'urèthre de chaque côté et même dans le raphé médian intra-bulbaire. Hogge dit que ces lobules peuvent être assez volumineux pour occuper toute la hauteur du bulbe, depuis l'urèthre jusqu'à son bord inférieur à peu près, toujours au voisinage de la ligne médiane. |
Ces lobules ne correspondent pas au (roisième lobe décrit par Cowper, Littre, Lieutaud, ete... mais aux glandules accessoires observées dans le bulbe par Jarjavay, Gübler, Kôlliker, Henle chez l'adulte, par Vitalis chez le fœtus.
Mais alors que pour ces auleurs, ces glandes bulbaires n'élaient que des variétés sans importance ou résultant d'un arrèt de développement, Hogge les considère comme
constantes el leur attribue comme Hallé et Hartmann une
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grande importance pathologique ; Motz et Bartrina sont aussi convaincus de leur rôle prépondérant dans ce qu'ils
appellent les bulbites suppurées, dans certaines suppura-
tions périnéales et dans nombre d’uréthrites chroniques.
Laissons de côté les lobes intra-bulbaires, et revenons aux lobes diaphragmatiques de Hogge. Ce sont eux, en eflet, qui constituent les classiques glandes de Cowper et leurs rapports ont besoin d'être précisés, étant donné le rôle important que nous croyons pouvoir leur assigner dans certaines uréthrites chroniques.
Lebreton a bien montré d’après ses dissection, la situation topographique exacte de -ces glandes : « Les corps caverneux élant rapidement disséqués, puis écartés et fixés par un elou ou une érigne, voici comment la pièce se présente :
« Au milieu se voient le raphé des muscles bulbo-caverneux et ces muscles eux-mêmes, recouvrant le bulbe dont la coloration bleuâtre apparaît dès que l’on a achevé de libérer le bord externe de ces muscles. Tout à fait en dehors se voient les corps caverneux érignés, à l'extrémilé postérieure desquels on aperçoit la terminaison des fibres charnus des muscles ischio-caverneux.
«Entre les deux organes, bulbe et corps caverneux, on
voit de chaque côté un espace triangulaire à sommet anté-
rieur confinant à la rencontre des corps spongieux et caverneux ; c'ést à cet espace que l'on donne le nom de triangle ischio-bulbaïre. Celui-ci est complètement fermé par une lame de même forme, laquelle bien disséquée, apparait comme une aponévrose formée de faisceaux nacrés
transversaux, plus ôu moins résistants selon les sujets. Cette
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rt
lame aponévrotique n’est autre que le feuillet inférieur ou superficiel de l’aponévrose périnéale moyenne des auteurs classiques ou ligament de Carcassonne. »
Tous les organes sous-jacents à ce feuillet aponévrotique et que l’on peut apercevoir par transparence lorsque la lame fibreuse est mince, adhèrent intimement à sa face profonde. Une fois ces organes détachés de cette face profonde, on voit que toute la région estcachée par un réseau serré de petits vaisseaux qui donnent à cette région du plancher uro-génital une coloration rougeûtre.
Nous n insisterons pas sur ce feuillet aponévrotique, dont l'étude a déjà fait couler tant de flots d'encre, nous renvoyons pour cela au travail si important de Hogge que nous avons déjà maintes fois signalé.
La glande de Cowper se trouve donc au-dessus du feuillet superficiel de l’aponévrose périnéale moyenne et sur le plan même des fibres musculaires : c’est là que Lebreton l’a toujours trouvée dans le cours de ses dissections. Le premier il a mis en lumière et décrit les rapports de la glande de Cowper avec l'artère bulbaire. Pour lui, « ce rapport artériel est pour ainsi dire constant. Lorsque la glande bulbo-uréthrale est normalement développée, l'artère bulbaire avant de s'enfoncer dans le bulbe croise presque | toujours la face superficielle de la glande... Le croisement se fait le plus souvent en avant à l'union du liers antérieur avec les deux liers postérieurs de la glande, où se voit parfois une petite gouttière, oblique en avant et en dedans, creusée par le passage de l'artère. D'autre fois, celle-ci est plus antérieure et croise, non plus la glande, mais son canal excréleur. » ‘
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