TRAITEMENT
La cowpérite chronique reconnue comme étant la cause de l'uréthrite persistante d’origine gonococcique, il faut s'attaquer à elle pour tarir l'écoulement. Le traitement peut être des plus complexes, car souvent il faut soigner à la fois l'urèthre et ses glandes annexes pour avoir un résultat satisfaisant.
Les moyens d'exploration des glandes de Cowper sont ceux que nous emploierons pour les traiter.
Lorsque l’on a constaté l'existence d’une cowpérite au cours d'une uréthrite rebelle, il y a un triple but à atteindre : !
Tout d’abord, il faut arriver à vider les glandes de leur contenu infecté, en second lieu il faut /es désinfecter, enfin il faut les empécher de se réinfecter.
Nous allons étudier successivement les divers moyens
qui sont à notre disposition pour arriver à ce résultat.
[I. — Îr FAUT VIDER LES GLANDES.
Deux procédés permettent de vider mécaniquement les glandes de Cowper : c’est tout d'abord le massage, auquel
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il faudra surtout avoir recours; c’est en second lieu la dilatation de l’urèthre.
Le massage se pratique comme nous l’avons déjà dit au chapitre précédent, par le palper bidigital, à l'aide de l'index dans l’anus et du pouce au périnée. Entre ces deux doigts, on saisit la glande de Cowper et on la masse, on en exprime ainsi le contenu qui se trouve projeté dans la cavité uréthrale. Ilest bien entendu que ce massage doit être bilatéral si les deux glandes de Cowper sont atteintes. Les séances de massage doivent être un peu prolongées et après quelques minutes de cette expression on sent nettement que les glandes ont diminué de volume.
La dilatation est un second moyen mécanique très effi- ‘cace pour aider à l'évacuation des glandes de Cowper, elle agit comme un massage sur les conduits excréteurs, et en particulier sur leur muqueuse. Nous en reparlerons du reste plus loin.
[l. — ÎL FAUT DÉSINFECTER LES GLANDES.
Il ne suffit pas en effet du massage ou de la dilatation pour désinfecter les glandes de Cowper. Leur contenu septique étant évacué, il reste certainement de nombreux éléments aptes à donner à nouveau naissance à du pus, aussi faut-il à tout prix procéder à une désinfection. Celleci s'oblient surtout par les attouchements directs faits à l’aide de l'uréthroscope. On instillera de préférence des solutions aqueuses, telles que le nitrate d'argent, le sublimé ou le protargol qui pénètreront peu à peu dans les
conduits excréleurs et les désinfecteront.