Observation V
Vautier 4
PO} es
Il est difficile de confondre la tétanie avec les affeclions cérébro-spinales qui s’accompagnent de contractures, là il y a de plus des troubles de l'intelligence, délire et agitation, des désordres de la motilité et de Ja sensibilité d’une manière persistante, le pouls est irrégulier et inégal, parfois ralenti.
Nous ne parlerons que pour mémoire de la crampe des écrivains qui ne survient que d’un côté et à l’occasion d’un exercice trop prolongé des doigts de la main occupée à écrire ; elle ne peut réellement point être confondue avec la tétanie.
L'’inloxication par le seigle ergoté est rare maintenant, elle procède par épidémies, mais les fourmillements très prononcés dans les extrémités, la gangrène périphérique, la permanence de la contracture mettront sur la voie du diagnostic.
Une confusion peut être possible avec la contracture bystérique, mais celle-ci offre presque toujours une évolution qui porte l’empreinte de la grande névrose. Il y a les signes propres à l’hystérie, et les modifications de l’excitabilité électrique et mécanique des muscles et des nerfs manquent.
Enfin en présence d’un cas présumé de tétanie, il suffit de rechercher le signe de Trousseau et celui de Weiss qui facilitent le diagnostic.
Le traitement de ces accidents est bien simple. En face d’un accès de tétanie on est presque désarmé ; les préparations opiacées et les injections d'éther ont donné quelbues résultats.
Mais on peut beaucoup par le traitement hygiénique
pour éviter le retour de ces accès. On a préconisé les lavages de l'estomac qui débarrasse cet organe de toutes les substances toxiques qu’il convient ; maïs il ne faut pas oublier que souvent ces lavages ont été cause d'accidents mortels. Si on lave l'estomac de ces malades, il faut se tenir bien en garde et à la moindre apparition d’un symplôme suspect, cesser ce traitement.