DOUÉ
Dans ces conditions, qui ne sont pas rares, même si la mort ne survient pas au cours de la crise, on esten droit de penser qu’elle a été néanmoins déterminée pour une grosse part par les crises.
La mort survenant du fait de la crise elle-même et au cours de cette crise, a été observée assez rarement.
Gowers prétend même dans son traité des maladies nerveuses que les crises gastriques ne se termineraient jamais par la mort quelle que soit l'intensité des symptômes que l’on puisse constater. Pourtant la littérature médicale en compte quelques observations. Charcot en cite un cas, dù à Vulpian. Lui-même dit qu’il a vu la mort survenir plusieurs fois au cours des crises gastriques à la suite de symptômes comateux.
Goldflam, dans une étude sur la mort subite chez les tabétiques, constate qu’elle est très rarement causée par le tabes lui-même. Il cite néanmoins le cas d’un tabétique atteint de crises gastriques qui est mort subitement au cours d’une crise, à la suite de vomissements de sang et de selles hémorragiques. On peut y ajouter le cas de Jean, cité par Rivay dans sa thèse (Obs. I), et dont le malade est mort au milieu des mêmes symptômes.
Lœb mentionne un cas de Naunyn. Le malade souffrait d’une crise gastrique terrible. Pour calmer la douleur, on lui injecta 2 centigr. de morphine. Quelques heures après, le malade tomba dans le coma, présenta du Scheyne-Stokes et mourut.
Enfin, nous pouvons encore citer le cas de Kidd, et tout récemment celui de Goldstein. Cet auteur a rap-