‹ Contribution à l'Étude des Crises Gastriques du TabesChapitre 17 sur 54 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

tumeur ou mal de Pott cervical, de pachyméningite cer-

4 vicale, de sclérose en plaque dans les derniers stades

(Liouville), de la syringomyélie. Là encore, les crises

+ gastriques nous semblent dues à une lésion qui s'attaque

. aux mêmes éléments que le tabes.

- . C'est ce qui va aussi nous expliquer la possibilité de troubles gastriques pouvant même aboutir à de véritables crises gastriques au cours des névralgies intercostales et des zonas de la région thoracique. Tout ceci est subordonné à la pathogénie de la crise et plus loin nous donnerons la seule explication plausible à notre avis de ce symptôme.

On s’est demandé aussi si certains états névropathiques, hystérie, neurasthénie, ne pouvaient pas déterminer des crises gastriques. Pour nous, les troubles, gastriques observés au cours de ces maladies ne sont pas de véritables crises gastriques. Elles s’en distinguent par différents symptômes. Dans ces affections, les douleurs gastriques ont une mise en scène plus dramatique, mais elles sont moins intenses. Elles ont une allure variable ; chez ces malades,un repos n’est pas accepté, tandis que le suivant est très bien toléré et ainsi de suite. Enfin, les conditions morales ont sur ces crises une énorme influence. Les crises surviennent ou sont arrêtées par des émotions, des chagrins et varient avec l’activité intellectuelle du malade.

Quand on constate chez ces malades de véritables crises, on doit immédiatement soupconner un tabes au début. On sait du reste queles associations de l’hystérie

et du tabes ne sont pas rares.

ce D

Enfin, nous avons vu au diagnostic que, pour nous, les crises gastriques essentielles n’existent pas en réalité ; la cause inconnue de cette affection ne doit donc pas être considérée comme pouvant engendrer des crises gas-

triques.

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