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constaté: Pour lui, les inhalations de nitrite d’amyle feraient baisser la tension et disparaître la crise. Quand, malgré cette médication, la crise persiste, la tension
elle aussi ne baisse pas.
Cette explication a séduit de nombreux auteurs
Matthews ajoute, que les troubles vaso-moteurs sont
très fréquents chez les tabétiques et qu'ils engendrent,
! . . des œdèmes, des extravasations sanguines ; que la cons-
triction des artérioles explique la sensation de froid accusée par les tabétiques, même dans les pays chauds,
D Po
Lfis A
ainsi que les fractures spontanées ; enfin que les troubles :
vaso-moteurs périphériques sont mis en relief par les.
taches cérébrales, les raies méningitiques. Dans ces.
conditions, il se rallie à l'opinion de Pal.
En France, les théories de Pal n’ont pas été acceptées sans réserve. Heitz et Norero, qui ont voulu vérifier les dires de Pal sont arrivés à ces conclusions :
Sur huit malades, ils ont trouvé que chez tous la tension était normalement très élevée, mais chez un seul: cette hypertension s’est élevée notablement au moment de la crise. Ce n’est que dans ce cas qu'ils ont vu l’hypertension précéder et annoncer la crise.
Quant au traitement par le nitrite d’amyle, il s’est montré presque toujours inefficace.
Dans un cas, ils ont vu la pression remonter après que le nitrite d’amyle l’eût fait baisser, et cela sans que le malade souffre. Les résultats obtenus du reste avec cette médication variaient non seulement d’un sujet à l’autre, mais sur le même sujet d’un moment à l’autre.
Claude et Cottoni ont fait: les mêmes remarques,
| Leur malade, qui présentait de lhypertension au cours des crises, n’a pas été influencé, lui non plus, par la médication hypotensive.
Nous pouvons faire observer aussi que, même si elle | était vérifiée, l’idée de Pal ne résoudrait pas la quesà - tion. Cette hypertension ne peut être que sous la dé- - pendance des nerfs qui règlent les phénomènes vaso- - moteurs; c’est donc de ce côté qu'il faudrait rechercher la pathogénie de la crise. Rafinesque fait par ailleurs
remarquer, avec raison, que les crises gastriques surviennent chez des syphilitiques, c’est-à-dire chez des individus normalement hypertendus. En résumé, cette théorie ne saurait nous satisfaire. Pal l’a bien compris et il a lui-même abandonné son hypothèse.