‹ Contribution à l'Étude des Crises Gastriques du TabesChapitre 22 sur 54 · DD · texte numérisé non relu

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VPobservateur ; d’une part la douleur, de l’autre les

- vomissements et les troubles sécrétoires.

Depuis un certain temps, la plupart des auteurs, Fæœrster en particulier, accordent une grande importance à la douleur. On peut remarquer du reste, avec eux, que la douleur est un phénomène pour ainsi dire

constant.

Si on relit les observations de crises, on voit insister partout sur l'intensité de cette manifestation. Elle ne manque presque jamais, accompagnant toujours les vomissements et s'imposant à l'observateur et au malade par sa violence. La plupart du temps, c’est par elle que la crise débute, constituant ainsi une sorte d’avertissement pour le malade. Une fois installée, elle paraît entraîner avec elle le vomissement et les autres phénomènes qui constituent la crise gastrique. Même lorsque

les vomissements cessent, on peut voir persister la

douleur qui continue à torturer le malade pendant plusieurs heures et même plusieurs jours. Quelquefois même, la douleur peut à elle seule caractériser une crise atténuée. On voit alors les malades se plaindre, pendant plusieurs années, de’ crampes d'estomac, de sensation de ballonnement et de pesanteur épigastrique. Ces phénomènes reviennent périodiquement jusqu’au jour où une véritable crise s’installe. (Obs. XXXIT, Tronc, thèse.)

Bien souvent, c’est une véritable crise uniquement douloureuse que l’on constate: plus tard, elle se complète par les vomissements (Obs. XII, XIX, XL, Tronc, thèse). Enfin, on a signalé quelques cas où

ce 66 les crises ne se sont exprimées que par des douleurs. Touche, en particulier, en a cité un très beau cas où la douleur pendant 20 ans a été le seul symptôme tabé- … tique. On trouvera des exemples très probants de tout ceci dans les observations de la thèse de Tronc, de Rafinesque, de Mme Wayncop. .

La douleur est donc un symptôme très important, qui fait rarement défaut, qui marque le début de la: crise et quibien souvent peut exister seule. Les vomissements et les troubles sécrétoires semblent, dans ces conditions, des ‘réactions réflexes provoquées par les phénomènes douloureux.

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