‹ Contribution à l'Étude des Crises Gastriques du TabesChapitre 25 sur 54 · ARGUMENTS ANATOMO-PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

ARGUMENTS ANATOMO-PATHOLOGIQUES

À l’aide d'arguments cliniques et physiologiques, nous venons de démontrer que tout portait à croire que les. lésions de la crise gastrique siègeaient sur le sympathique et sur les racines dorsales. Nous allons rechercher maintenant si ces lésions existent bien en réalité. Pour cela, il nous faut exposer l’anatomo-pathologie du tabes en général et de la crise gastrique en particulier. Comme dans cette affection le sympathique est toujours fortement lésé, il nous a semblé indispensable de rappeler l'anatomie de ce nerf.

Du reste, les donrées que nous avons sur le sympathique sont éparses un peu partout. Il nous à paru utile

de faire ici un résumé de nos connaissances à ce sujet.

Une telle exposition en plus de cela est indispensable pour la compréhension de ce qui va suivre.

Le sympathique : Étude anatomo-physiologique. — On sait que le sympathique est uni à la moelle par l’intermédiaire des rameaux communiquants. Ces rameaux nerveux se détachent du nerf mixte aussitôt après sa formation. Quelquefois ils sont doubles et on voit les deux branches se détacher, l’une de la racine antérieure, c'est le rameau blanc; l’autre de la racine postérieure, c'est le rameau gris. Le plus souvent ils sont simples et les deux rameaux, blancs et gris, sont étroitement unis.

Schématiquement, on peut distinguer dans le sympathique une voie sensitive et une voie motrice.

Voie motrice. — La voie motrice se compose de fibres dont les cellules originelles se trouvent dans le groupe antéro-interne de la corne antérieure de la moelle. Les cylindres axes émanés de ces cellules, suivent la racine antérieure, arrivent au nerf mixte, puis de là, passent dans le rameau communiquant blanc correspondant pour venir se terminer, soit dans le ganglion sympathique rachidien correspondant, soit dans un ganglion rachidien quelconque, après avoir traversé un ou plusieurs ganglions sans s'y arrêter.

Certains auteurs (Ramon y Cajal, Lenhossek, Külliker) admettent de plus qu’une partie des fibres motrices ont leurs cellules d’origine dans la base de la corne antérieure et au voisinage du canal épendymaire. Ces fibres passent dans le système sympathique par la racine postérieure. (Expériences de J. Ch. Roux et Heiïtz.)

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