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lésion radiculaire ou ganglionnaire, secondairement,. elles ont déterminé des troubles gastriques.
Réciproquement, l'étude de ces zonas éclaire les données pathogéniques que nous avons admises précédemment.
- La crise gastrique que nous observons dans le tabes n'est qu'une manifestation de la localisation de la méningite tabétique. De même que le zona, qui atteint les VI’, VIRE, VIII° et IX°segments dorsaux, fait naître des troubles digestifs, voir même de véritables crises ; de même, c'est la localisation de la méningite tabétique au même niveau, qui détermine, elle aussi, le trouble digestif, c’est-à-dire la crise. Entre ces deux phénomènes, il n’y a pas de différence de nature, mais seulement de degré, et il est très facile d'expliquer leurs analogies et leurs coïncidences par une même localisation des lésions.
Essai d'explication de la crise. — Il nous resterait maintenant à expliquer comment la crise en elle-même se produit. On ne peut ici que faire des hypothèses. L’explication:de Heym semblerait pourtant assez satisfaisante. Pour cet auteur, la crise serait provoquée par une accumulation de toxines dans le liquide céphalorachidien. L'organisme nerveux, qui en est alors surchargé, réagirait en déterminant la crise qui correspon-
drait à l'élimination des toxines. Leur quantité deve-
nant moindre, l'accès s’arrêterait, puis l'accumulation
recommencerait jusqu'à destruction complète du système nerveux ganglionnaire, qui alors ne pourrait plus ! réagir, | |
Objections a la théorie radiculaire. — Cette théorie,
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qui nous parait expliquer d'une manière si satisfaisante le syndrôme crise gastrique, a soulevé certaines objec-
tions que nous allons tenter deréfuter ici, pour donner
- plus de poids à notre argumentation pathogénique.
On a dit d’abord, que dans ces conditions toute méningite pourrait faire développer un tabes. Mais comme le fait judicieusement remarquer Tinel, ces méningites, par la rapidité et l’acuité de leurs lésions, aboutissent rapidement à la mort du malade et la dégénérescence des: fibres ne peut pas se faire. La méningite syphilitique, au contraire, présente des conditions de continuité de durée et de toxicité qui favorisent ces dégénérescences.
D'un autre côté, les auteurs anglais, Ferrier en particulier, se refusent à admettre cette théorie. Cet auteur
prétend que l’immunité pratique des racines antérieures
est une objection fatale à la théorie de Nageotte, car il ne voit pas comment cette racine ne serait pas lésée par un processus, qui ne peut pas être différent pORT l’une ou l’autre des racines.
Nous répondrons à cela, que, d’abord, on a signalé dans certains cas des lésions de cette racine antérieure.
En second lieu nous avons vu que des dispositions anatomiques prédisposaient la racine postérieure à la lésion. Les culs-de-sacs, méningiens y descendent plus bas et s’y insinuent davantage. Dans ces conditions, les produits toxiques s’yaccumulent plus facilement. (Tinel.)
On peut ajouter à cela des arguments physiologiques. En effet, la racine postérieure serait plus fragile et se détruirait plus facilement tandis que la racine antérieure, aurait davantage la faculté de se régénérer.