DD ORNE
Debray ajoute à cela, que la différence des lésions ‘an 4 térieures et postérieures tient aussi à la nature du travail fourni par les deux systèmes. Les racines postérieures sont d'abord altérées par le contact des substances toxiques, mais les fibres de ces racines sont de plus des émanations des cellules ganglionnaires qui coustituent leur centre trophique. Or, ces cellules fournissent un travail très intense, elles ont donc besoin d’un . renouvellement très rapide du liquide cephalo-rachidien pour leur nutrition et leur excrétion. Ce liquide étant, dans le cas actuel, un produit toxique, le système nerveux sensitif meurt pour ainsi dire empoisonné et d’autant plus vite qu’il en absorbe davantage de ce liquide.
Dans le cordon antero-latéral la situation esttoute autre. D’abord les cellules motrices sont dans la moelleet ne baignent pas dans le liquide céphalo-rachidien. Elles sont moins actives, car leur vrai centre se trouve dans l'écorce cérébrale; par suite de cette moindre activité le liquide céphalo-rachidien y présente un courant moins intense, d’où altération moins rapide.