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CHAPITRE IV

PATHOGENIE (Suite)

Rôle du pneumogastrique dans la crise gastrique.

Dans la symptomatologie des crises gastriques, à côté des phénomènes douloureux prédominants, nous avons admis l'existence presque constante de divers autres symptômes de premier ordre: Les troubles moteurs et sécrétoires. Nous avons admis qu'ils dérivaient ‘en grande partie de l’action réflexe de la douleur sur les fibres motrices du pneumogastrique.

Malgré tout, certains auteurs prétendent faire jouer à ce nerf un rôle important dans la genèse des crises.

En effet, il semble assez difficile au premier abord d'attribuer l'origine des troubles moteurs et secrétoires aux lésions des racines postérieures et du sympathique.

Comme il a été vu dans notre étude physiologique, le nerf de la X° paire apparaît comme un nerf éminemment

sécrétoire et l’hypersécrétion formidable constatée au "

cours des crises paraît bien être sous sa dépendance. De " même le vomissement semble être dû en grande partie .

à ce même nerf qui favorise la contraction stomacale et

l'expulsion du contenu tout en faisant naître la sensation nauséeuse. Aussi, bien qu'ayant jusqu’à présent écarté w systématiquement ce nerf de la genèse des crises, il nous est impossible de ne pas envisager maintenant son rôle. «

Historique et argumients anatomo-pathologiques. — La théorie qui fait naître la crise gastrique d’une lésion sympathique est assez récente. Il n’en est pas de même pour le pneumogastrique. C’est à ce nerf que l’on a suriout songé en premier lieu dans la pathogénie des crises.

Pour la première fois, en 1880, Buzzard pense que la cause de la crise gastrique réside dans la sclérose du pneumogastrique. Du reste, cet auteur n’apportait pas de preuve de ce qu'il avançait et regardait son opinion plutôt comme une hypothèse.

L’attention ayant été portée sur ce nerf, différents auteurs l’examinèrent avec soin dans les autopsies des tabétiques atteints de crises gastriques.

Pierret rapporte au Congrès de Londres 1881, un cas de sclérose du noyau bulbaire du pneumogastrique.

Quelque temps après, Oppenheim signale une atrophie de ce nerf et Demange rapporte l'observation d’un cas de crise gastrique accompagné de phénomènes laryngés, à l’autopsie duquel il trouve une sclérose du plancher du quatrième ventricule qui englobait les noyaux d’origine du pneumogastrique. D’autres auteurs

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