I. Deer (N° 1). — Elongation du plexus. Aucun résultat
Le malade est mort soirante-dix jours après l'opération.
pue
II (N° 2) — Elongation du plexus. Les crises continuent.
III (N° 3). — Elongation du plexus, le 8 décembre 1911. Con: tinuation des crises.
IV. JapouLAy. — Elongation du plexus solaire. Le malade est amélioré, puis perdu de vue. Il n’est pas prouvé qu'il fût tabétique. C'était un éthylique, et on a trouvé un ulcère au niveau de la grosse tubérosité de l'estomac, avec adhérences à la rate.
V. LERICHE et CoTTE. — Il s’agit du cas XXVIII, opéré précédemment par le procédé de Færster. La récidive s'était faite six mois après, caractérisée surtout par des vomissements.
Elongation du plexus solaire, gastro-entérostomie le 28 février 1911. Zl n'y a pas eu d'amélioration. Le malade est mort deux mois après de cachexie.
VI. Lericue. — Il s’agit du cas XXX. Le malade opéré par le procédé de Gulecke, le 4 juillet 1911, a récidivé. Crise solaire en novembre 1912. Elongation du plexus. Trois semaines après, va bien.
VII. Sicarp. — Gangliectomie semi-lunaire, partielle, sur une femme de 60 ans. La malade est morte quarante-huit heures après l'opération. |
VIIT. Vacras et CoTTE. — En 1906, élongation du plexus solaire chez un tabétique atteint de crises gastriques. Le résultat a
été bon et S'estmaintenu deux ans. Depuis récidive.
Les résultats de cette opération sont loin d’être encourageants, sur huit cas, nous avons trois morts, deux récidives, une amélioration sur un tabes douteux (IV). Du reste, en dehors de la gravité de l'opération, son insuccès ne doit pas nous étonner puisque, pour nous, la lésion est plus centrale et que, même si on supprimait tous les nerfs del’estomac, nous pensons que ladouleur persisterait. Seul, le cas de Vallas et Cotte a donné une’ guérison pendant deux ans, mais il a récidivé depuis.
Quant au dernier cas de Leriche, son opération date de trop peu, pour que l’on puisse en juger. Le malade n'a encoreété suivi que trois semaines. Ce malade ayant présenté les phénomènes que Jaboulay a décrits sous le nom de crise solaire, il sera intéressant de voir ce qu’il en adviendra dans la suite.
OPÉRATION DE SICARD ET DESMAREST. — Nous avons vu que dans l’opération de Færster, on respecte le ganglion. L'opération de Franke, qui prétend agir sur lui, le laisse intact bien souvent. Or, c’est là que se trouve le centre trophique des fibres sensitives. Il paraît à Sicard et à Desmarest qu'il est plus sûr d’agir directement sur ce ganglion, pour obtenir la cessation des phénomènes douloureux.
Ces auteurs proposent donc, après laminectomie, de poser une ligature sur la gaine méningée qui entoure les deux nerfs antérieur et postérieur réunis, de sectionner ces nerfs, puis, par des tractions progressives, de désinsérer le ganglion et de l’arracher. Par là, on évite d'ouvrir la dure-mère et les dangers d'infection. Gulecke, il est vrai, avait bien cherché à remédier à cet inconvénient, mais pour Sicard et Desmarest il n’y était pas complètement parvenu. Ces auteurs en effet, après avoiropérésurle cadavre d’après laméthode de Gulecke, ont injecté de l'encre de Chine dans la cavité sousarachnoïdienne : Huit fois sur dix, ils ont noté la transsudation du liquide dans l’espace épidural à travers les culs-de-sac sectionnés.
Enfin, l'opération de Gulecke est toujours très Sanglante, très longue et très délicate.
L'opération de Sicard et Desmarest offre, en plus l'avantage de supprimer le centre trophique des fibres
sensitives. Il ne peut plus être question alors de réci-,
dive, ni de continuation des accès douloureux.
Il n'existe jusqu'à présent qu'un seul cas, celui de
Sicard et Desmarest, ce qui est insuffisant pour juger cette opération. +
En tout cas, nous pensons dès maintenant que cette opération présente plusieurs inconvénients. En premier lieu, la désinsertion du ganglion nous paraît très difficile. Cette opération est très délicate, si délicate qu'on l'a taxée d'être une opération demédecine opératoire,
En second lieu, il nous semble que l'enlèvement du ganglion n’est pas absolument nécessaire pour interrompre l'arc réflexe, il complique et allonge beaucoup l’opération, tout en exposant, comme celles de Gulecke à de grosses hémorragies.
Enfin, cette opération présente le même inconvénient que l'opération de Franke ; elle supprime en même temps le nerf moteur, déterminant une paralysie des muscles,
de la paroi thoracique et pouvant gêner la respiration.
1. Sicarb et DESMAREST. — Gangliectomie rachidienne dorsale sur un homme de 44 ans. Résection des VIIS ganglions à gauche et des VI* et VII* à droite, le 10 juillet 1912. Résultat
immédiat, bon. Suites pas connues,
Laminectomie décompressive. — Hœnel pense que la
simple laminectomie peut être efficace, en diminuant
la pression. Dans son cas on devait faire l'opération: de Fœrster, mais on s’interrompit avant l'ouverture de la
dure-mère. Le lendemain, les crises cessèrent et ne se
- renouvelèrent pas jusqu’à la mort, qui survint plusieurs