‹ Contribution à l'Étude des Crises Gastriques du TabesChapitre 5 sur 54 · LU RAS · texte numérisé non relu

LU RAS

pendant longtemps le seul symptôme évident de la maladie (Rafinesque). Dans un cas d'Ewald, la crise gastrique a précédé de 10 ans les autres symptômes tabétiques. Dans une observation de Touche, 20 ans s’écoulèrent avant que le tabes ne fut confirmé. Mais ce sont là des exceptions, tandis qu'il n’est pas rare de voir un intervalle de 1 à 3 ans.

Ordinairement on peut déjà constater plusieurs symptômes tabétiques, et, en tout cas, ils ne tardent pas à s'installer.

Il est rare que la crise gastrique apparaisse à une pé. riode avancée du tabes quand, par exemple, le malade se trouve déjà en état d’ataxie avancée. Vulpian, Ostankoff, V. Angerer, etc... en citent pourtant des exemples.

On a noté que chez les femmes, la crise gastrique apparaissait souvent de préférence au moment des rè-

gles.

Prodromes. — La crise gastrique a en général un dé:but extrêmement brusque et rien ne peut la faire prévoir. Cependant, bien souvent, la crise est précédée de prodromes. Quelquefois, certains malaises se rapportant à l'appareil digestif, peuvent faire présager la crise. Le malade présente quelques troubles gastriques légers, des nausées, une certaine sensation de tension épigastrique, des cuissons le long de l’œsophage, des éructa. tions, du hoquet (Soupault) ou de la sialorrhée (Cade et Leriche). D’autres fois c’est l’état général lui-même qui présente certains changements. Le malade se plaint de malaise général, de grande fatigue, d’un état de cour-

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