LES PHENOMENES CYCLIQUES DE LA MENSTRUATION
Il est admis actuellement que la menstruation est l’aboutissement final de deux phases hormonales distinctes et séparées par l'œstrus. Pour rendre notre étude plus complète cependant, nous comprendrons aussi les prériodes pré-menstruelles et menstruelles.
1) Période folliculinique (suit immédiatement les règles). — Elle s'échelonne des cinquième au treizième jours du cycle classique de 28 jours.
a) hypophyse : stimulée par divers facteurs (corps oxydés ? et peut-être simplement l'absence de corps œstrogènes ?) :
ess
elle reprend progressivement sa sécrétion d'hormone folliculino-stimulante ou F.S.H.;
ovaire : stimulé par la F.S.H. le follicule de De Graaf, va se développer jusqu'à maturation. La sécrétion œstrogénique se déclenche et croît avec l'évolution folliculaire sous forme d'œstradiol, Cet œstradiol subira dans l'organisme un véritable cycle d'oxydation le transformant en œstrone, qui, à son tour, serait transformée en dérivés œstrogéniques oxydés à action non plus œstrogénique mais hypophysostimulante:
muqueuse utérine : sous action œstrogénique elle restaure sa couche fonctionnelle aux dépens de la basale qui prolifère en augmentant ses mitoses et étirant ses glandes en tubes rectilignes;
muqueuse vaginale : augmente le nombre et le volume de ses cellules basales et surtout intermédiaires, alors que les couches superficielles s’épaississent et acquièrent la probriété d'éosinophilie.
Phase folliculinique intermédiaire ou œstrus (se situe aux environs des treizième et dix-huitème jours du cycle de vingthuit jours) :
hypophyse : sous action, d'une part du taux croissant des œstrogènes, de l’autre, des corps oxydés, il y a frénation F.S.H. et sécrétion d’une seconde hormone lutéino-stimulante ou LH .;
ovaire : la L.H. provoque l'expulsion de l'ovocyte par rupture du follicule et formation de corps jaune au niveau de la cicatrice. La sécrétion œstrogénique qui a atteint son acmen va rapidement amorcer sa chute par suite de la ponte ovulaire et la régression des follicules secondaires;
muqueuse utérine : elle voit ses tubes s'invaginer sur euxmêmes, les artères spiralées s'accroissent et le glycogère apparaît dans les vacuoles;
muqueuse vaginale : a atteint son épaisseur maximum.
Phase folliculo-lutéinique (secrétaire, suit l'œstrus et va jusqu’au vingt-quatrième jour environ) :
hypophyse : par suite d’excitations encore obscures, elle secrète sa troisième stimuline lutéo-trophique où L.T.;
ovaire : sous action de la L.T. trois phénomènes se produi-