‹ Contribution à l'Étude des Cycles Estraux Dits 'Courts' Explorations Fonctionnelles par l'HormocytogrammeChapitre 6 sur 53 · ET A · texte numérisé non relu

ET A

raient : accroissement du corps jaune, sa mise en sécrétion permanente, son maintien en fonction.

La sécrétion ovarienne est très importante, tant en œstrogènes qu’en progestérone.

Sous action de la progestérone, un profond remaniement se produit dans les métabolismes de l’œstradiol; sa dégradation en œstrone ne se produit plus en dérivés oxydés, mais en donnant naissance à l'œstriol, corps œstrogénique faible et à l’œstrone irréversible (transformation chimique inconnue).

La sécrétion lutéinique est intense et permanente.

endomètre : les tubes deviennent flexueux et dentelés, les artères se pelotonnent, les épines conjonctives apparaissent, les lumières sont chargées en mucus et en glycogène,

muqueuse vaginale : on observe une hydropysie cellulaire atteignant son maximum le dix-septième jour, puis diminution de volume et desquamation progressive intense.

Phase prémenstruelle (s'étend environ des vingt-cinquème au vingt-huitième jours du cycle classique) :

hypophyse : freinée par les stéroïdes génitaux, elle interrompt la sécrétion de L.T.;

ovaire :privé de son stimulus trophique, il entre en régression et prend rapidement son caractère secrétoire tant en œstrogènes qu'en progestérone;

endomètre : il présente des phénomènes d'’ischémie, nécrose, desquamation, par plages. Le processus n’est d’ailleurs pas dû à des actions directes des hormones mais à l’acétylcholine, seule capable par sa présence puis sa disparition de déclencher au niveau des artères les phénomènes spécifiques et cycliques décrits;

muqueuse vaginale : régression intense par desquamation, son épaisseur tombe à environ 150

5) Amorce du cycle suivant :

La chute brutale du taux de progestérone aboutit à une nouvelle transformation du métabolisme de l’œstradiol qui reprend son cycle d'oxydation. Les corps oxydés, à nouveau formés de façon « explosive » dans les premiers

les

jours des règles, vont colncider avec la chute des stéroïdes œstrogéniques. || apparaîtrait, d'autre part, de nouveaux facteurs, les euglobulines. Cet ensemble provoque une stimulation hypophysaire; la glande va à nouveau secréter sa F.S.H. et ainsi réamorcer un cycle.

Au niveau de l’endomètre, nous retrouvons des phéno mênes de desquamation caractérisant la menstruation; d'autre part, il y aurait secrétion des englobulines.

Au niveau du vagin, la régression muqueuse est maximum et la desquamation très importante.

6) Conclusions :

Dans ce rapide tableau de la physiologie menstruelle, nous avons, dans un but de simplification, laissé dans l'ombre les théories neuro-hormonales sur lesquelles nous reviendrons en détail dans l'étude de l’hormocytogramm®.

De nombreuses notions, encore très discutées, ont été énoncés (corps oxydés, métabolisme des œstrogènes, euglobulines menstruelles de Schmith..) et ce n'est là encore que dans un but de simplicité. La critique des diverses théories aurait fait sortir du cadre de notre travail.

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