‹ Contribution à l'étude des Délires de Zoopathie interneChapitre 12 sur 42 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

La fausse imagination d’un animal enfermé dans les entrailles.

Quelquefois, les secousses des fibres du cerveau sont portées à un tel degré de violence et d’irrégularité, et la frayeur et l’égarement de l’esprit qui en sont la suite vont si loin, que le malade croit porter dans ses entrailles un animal vivant, au lieu d’un vent qui court çà et là, et qu’il a l’esprit continuellement frappé de l'horreur de loger un hôte de cette espèce qui se promène dans ses viscères et qui les ronge.

Les éphémérides d'Allemagne de l’Académie des curieux de la nature nous fournissent un exemple de ce phénomène singulier. On doit l'observation à M. L.-Augustin Herman. Elle a pour titre : « Humeurs âcres et vents pris pour un ver dans l’estomac ». « Un homme plus que sexagénaire, maigre et pâle, dans l’espace de quatre ans souffrit différentes douleurs autour de l’hypocondre droit, eut aussi des vomissements, des hoquets, des vapeurs; il lui fut impossible de se nourrir d'aliments solides, tous lui nuisaient également, âcres et doux; il se

réduisit à ne prendre que du bouillon.

Page 1