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qui peuvent être courtes (un quart d’heure environ) ou plus longues (trois à quatre heures), mais encore pour les douleurs qu'il suscite derrière la tête, dans les oreilles et dans une région allant de l’épine dorsale à la fesse.
Cependant, le ver parle moins qu'auparavant. Les pilules prescrites - la calment.
Le ver à cherché à s’échapper vers la colonne vertébrale.
Au début de ces malaises, elle se plaignait à un médecin homéopathe, se demandant avec anxiété s’il ne s'agissait pas d’un ver, le médecin ayant répondu affirmativement, la malade en a été convaincue.
Au début, elle était très anxieuse, mais actuellement « elle est habituée comme quelqu'un qui a un pied dans le sépulcre et est résignée. »
Au point de vue somatique, on trouve surtout des signes de viscéroptose et d’entérite muco-membraneuse. Elle à plusieurs fois porté des membranes se demandant si le ver n’avait pas été expulsé.
Outre les mots et onomatopées, il lui arrive d’avoir la sensation d’une voix qui lui rappelle tout ce qu’elle à fait dans la journée. « Ce n’est pas elle, à proprement parler, qui chante ou qui parle, c’est l’intérieur qui chante et parle comme s’il y avait une autre personne. Actuellement, c’est dans la tête que ça lui parle.»
En résumé, ce qui frappe dans cette observation, ajoute M. le Professeur Sabrazès, c’est l’association du délire de zoopathie interne à des
troubles mentaux caractérisés par des hallucinations psycho-motrices.
Toutes ces observations, et nous aurions pu ajouter d’autres aussi caractéristiques, mais que nous publierons plus loin, nous montrent l'existence de troubles cénesthésiques chez des malades présentant le délire de zoopathie interne. Les deux premières observations nous donnent, ainsi que celle de Azam, le résultat des nécropsies qui fournissent des lésions multiples. Le malade de Falret a un abcès considérable dans les parois de l’abdomen ; cette observation est, de plus caractéristique au point de vue de lassociation des troubles physiques et psychiques. La malade de M. le Professeur Sabrazés est une débile atteinte d’entérocolite mucomembraneuse. Du reste, nous pouvons assurer que si Îles
ROLE observations avaient été plus complètes, elles auraient certainement encore davantage mis en évidence l'existence simultanée chez ces malades des troubles viscéraux et intellectuels. Telles qu’elles sont, elles nous permettent cependant d'affirmer que le délire de zoopathie interne est un délire cénesthésique.