‹ Contribution à l'étude des Délires de Zoopathie interneChapitre 7 sur 42 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(AMBROISE PARÉ, t. I, page 100.)

Un autre disoit, qu’il avait des grenouilles dans le ventre, et estoit impossible de luy pouvoir oster ceste opinion. Enfin, il y eut un médecin qui luy promit luy faire ietter, par le moyen d’un clystère; ainsi qu’il le rendoit par derrière de sa chaise percée, il fist couler cinq ou six petites grenouilles, lesquelles n’ayant accoustumé vivre en tels marets, commencèrent à sautiller par la place. Le malade par opinion fut bien ioyeux de voir les dites grenouilles et perdit cette folle fantaisie.

Au tome III, page 52, au chapitre « Monstres et Prodiges », il cite le cas « d’une grosse garce de Normandie qui feignait avoir un serpent dans le ventre » et qui guérit par peur de prendre une médecine trop forte. Ce eas qui n’est pas un véritable délire de possession, mais probablement une simulation, montre que ces faits offraient au public un air de vérité suffisant pour le faire s’apitoyer sur le sort des malheureuses victimes des serpents et autres animaux.

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