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Œdèmes thyroïdiens

Les œdèmes d'origine thyroïdienne sont les plus

fréquents après ceux. relevant d'un trouble rénal.

Ce sont en général des œdèmes blancs :

Ils se présentent, soit sous forme d'une grosse infiltration diffuse, offrant les caractères de l’œdème chronique; la peau donne, au toucher, la sensation d'une carapace (myxœdémateux). De plus, la paupière supérieure est souvent le siège d'une tuméfaction plus accentuée.

Chez le plus grand nombre, il s'agit d’un œdème insidieux dont le malade s'est rendu compte un matin, au réveil, et auquel il prête attention à dater de ce jour. Cet œdèmie léger disparaît au cours de la journée, pour s'installer à nouveau le matin suivant, ou persiste des jours et des semaïnes, disparaissant par périodes pour réapparaître à l’occasion d’une émotion, d'une fatigue.

C'est chez ces malades que nous avons constaté le plus fréquemment la répartition de Tœdème sous forme de petites tuméfaciions localisées.

La caractéristique de ces œdèmes est leur instabilité que l’on peut constater non seulement d’un jour à l’autre, mais encore au cours d’un même examen.

À noter, de plus, leur grande sensibilité au traitement opothérapique.

Chez les sujets atteints d'hypothyroïdie bénigne chronique (L. Levi) ce symptôme, par sa fréquence mérite d'être ajouté aux autres petits signes révélateurs de cette affection (canitie, absence du tiers externe du sourcil. sensibilité au froid, troubles diges-

tifs). De même chez les instables, où la symptoma-

. . . Î «+ ; tologie «est faite de signes qui.-les uns, traduisent ‘un

fonctionnement exagéré, les autres une insuffisance

de la sécrétion glandulaire.

L'œdème est signalé dans la maladie de Basedow.

Parinaux rapporte à ce sujet l'observation suivante :

«La malade présente une tuméfaction qui occupe les paupières supérieures. Elle siège sur la partie membraneuse et respecte en partie la portion tarsienne : il ne s’agit donc pas d'æœdème, le doigt ne laisse pas d’empreinte, la peau n’est pas tendue, est flasque et présente un. développement anormal de petits vaisseaux.

« On distingue comme des varicosités sous-cutanées. Cette tuméfaction n'occasionne pas de ptosis.

« Cette tuméfaction peut accompagner lexophtalmie, mais je l’ai observée chez deux malades sans que le globe présentât une saillie appréciable, et c’est précisément dans ces deux cas que la tuméfaction était la plus prononcée, à ce point que, chez l'un de ces malades on avait cru à une infection inflammatoire et appliqué des sangsues au contour

de lorbite.

« J’ajouterai que chez ces deux malades, je n'ai pas trouvé non plus de goitre, mais il y avait de l'accélération du pouls, du tremblement des mains; il s'agissait, d’après le diagnostie de M. CHARCOT, d'un goitre frustre.

« Cette tuméfaction paraît être ide même nature que celle du tissu cellulaire de l'orbite. qui produit l'exophalmie; chez certains individus, la tuméfac-

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