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« Üion aurait de la tendance à se produire extérieu- « rement en raison sans doute de certaines disposi- « tions anatomiques. » |
Nous avons relaté cette observation en entier parce qu'elle nous a paru présenter un certain nombre de points intéressants.
1) La présence d’une tuméfaction qui siège uniquement sur la portion membraneuse dans lobservation de Satler relatée plus haut, la même constatation est faite.
2) L'erreur possible avec un œdème inflammatoire, erreur signalée également par L. Levi au sujet d'une instable thyroïdienne (physiopathologie du corps thyroïde et de l'hypophyse, page 57).
3) La possibilité d'une disposition anatomique qui conditionnerait la production de cette tuméfaction, hypothèse que nous avons l'intention d'envisager ultérieurement pour expliquer la répartition de ces ædèmes localisés.
D'autres fois, lœdème est le signe précurseur de la maladie de Basedow ou marque une rechute.
Satler rapporte l'observation de Sydney Stephenson « d’un garçon de 12 ans soigné pour gonflement à répétition des paupières supérieures diagnostiqué œdème angioneurotique; quatre mois après appa- ‘rurent les signes certains d'une maladie de Basedow ». Chez un autre malade 2 gonflement des paupières fut le premier signe qui fit consulter un médeein. Le même auteur cite des observations de Scrat-
- chley, Kocher, Landstrom, d’où il ressort le caractère
DAS précoce ide l’œdème palpébral dans la maladie de Basedow et le fait que parfois c'est uniquement pour ce symptôme que le malade vient consulter.
En résumé, chez les thyroïdiens l’œdème est un symptôme fréquent. Il se présente le plus souvent, sous forme de tuméfaction, unique ou multiple, et dans ce cas, il respecte Le tarse. I est sujet à variation. Il est rapidement influencé par l’opothérapie.
Cet œdème est dù à une intoxication par mauvais fonctionnement de la g'ande (insuffisants et instables thyroïdiens) à laquelle se surajoute chez les basedowiens l'insuffisance cardiaque, conséquence des
accès de tachycardie répétés.