‹ Contribution à l'étude des dérivés halogénés de l'antipyrineChapitre 12 sur 20 · PROPRIÉTÉS · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS

La bibromoantipyrine de Knorr se présente en aïguilles jaunes fusibles à 150° solubles dans l’alcool et le chloroforme insolubles dans l’éther et la ligroïne. |

Par ébullition avec l’eau, elle est dissociée avec mise enliberté d’un atome de brome et il reste de la monobromoantipyrine tandis que l’eau contient également un atome d'acide bromhydrique.

Les lessives alcalines lui enlèvent également un atome de brome et le transforment en monobromoantipyrine. |

La réduction de ce composé par l'hydrogène naissant préparé par action du protochlorure d’étain sur l'acide chlorhydrique donnerait des dérivés pyrazoliques.

D’après Knorr, la bibromoantipyrine aurait pour formule de constitution la suivante :

CHI——C Bi—— CH 84

CHEN o)

—CSHS

Tous ces détails sont empruntés à la thèse de Emile Goyon (Lyon 1902.) Thèse pour le doctorat en pharmacie).

Cet auteur, en utilisant l’action du brome en présence d’acide bromhydrique, obtient :

1° La monobromoantipyrine — C"H°N'OBr ÆF= 117); 2 (C*H*BrO)Br‘ tribromoantipyrine tétrabromée;

3° l’isodibromoantipyrine C*H°N‘OBr'}

PS p TE

Ce corps, qui possède la composition du dérivé dibromé de Knorr, en diffère par ses propriétés.

Par exemple, il faudrait à + 175° alors que le dérivé de Knorr fond à + 150°.

4 le bromhydrate d’antipyrine (F — + 132°).

Ce composé est dérivé des deux précédents traités par l’acétone.

Il répond à la formule : C'H*N‘OHBr. Ce serait un sel d’antipyrine. F

5° la monobromoantipyrine monobromée (C°H” BrN°0) 2 Br.

Il est très vraisemblable que l’auteur a eu entre les mains des produits d’addition plus ou moins complexes.

D'autre part, il ne donne pas de raisons bien précises pour les distinguer les unes des autres.

A. Leulier, en utilisant l’eau oxygénée et l’acide bromhydrique, est parvenu à obtenir avec de bons ‘rendements, les deux dérivés bromés classiques de l’antipyrine. \

Voici les résultats obtenus par cet auteur :

1° Dérivé monobromé ou monobromo-antipyrine :

Cinq grammes d’antipyrine ont été soumis, dans un premier essai, à l’action de 10 gr. d’acide bromhydrique et de 30 gr. d’eau oxygénée.

Dans. une deuxième expérience, la proportion

(4) Thèse, — Lyon 1923.

Le d’eau oxygénée a été portée à 40 cc. les poids de l’antipyrine et de l’acide étant les mêmes.

Les deux mélanges sont restés incolores et aucun dégagement de Br. ne s’est manifesté.

. Après un ou deux jours, est apparu au fond du vase un liquide huileux, qui est devenu cristallin. Les cristaux, d’abord transparents, se sont opacifiés peu à peu et ont pris une couleur blanche.

Recueillis, lavés et séchés, ils fondent à 115°-116° (bloc de Maquenne, fusion brusque).

Le rendement a été de 5 gr. dans chaque expérience, soit 70 % du rendement théorique.

Le brome a été dosé par la méthode de Carius : on a obtenu les chiffres suivants :

Matienees Damnuri 0,3725 PBD ERA Donne 0,253 BRAUN RSS MAR 28,90

Br. calculé pour C"H"BrN°O—29,95.

Cette méthode a donc fourni, de premier jet, avec un bon rendement, le dérivé monobromé de l’antipyrine pur. En utilisant les quantités ci-après, l’auteur a obtenu le même dérivé cristallisé en belles aiguilles blanches, sans avoir aperçu l’apparition du liquide huileux observé dans les deux premiers essais :

AULUDY PIE sou rare : 20 gr PT ren ae her dl DAPCE:

ETAT EVE OO EE 60 cc

Après 24 heures de contact, il a été ajouté 20 cc. d’eau oxygénée, et le lendemain, le précipité a été

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