LV OCRE
antipyrine et de plus des combinaisons de ce corps . avec les sels mercuriques entre autres : (C*H'IN°0), HeCF, Hg, 2HC1
Voici comment il convient d’opérer pour appliquer cette réaction au dosage de l’antipyrine :
Dans un vase à précipiter, contenant 40 cm° d’alcool à 90°, dissoudre 0 gr. 20 d’antipyrine et 0 gr. 50 de bichlorure de mercure. Dans cette solution, verser goutte à goutte, à l’aide d’une burette graduée, une solution d’iode dans l’alcoo!l à 95°, contenant 1 gr. 351 d’iode sous le volume total de 10 cm’, jusqu’à apparition d’une faible coloration jaune persistante indiquant la présence d’un excès d’iode.
À 1 gr. dantipyrine correspond une absorption de 1 gr. 351 d’iode.
2° Le même auteur, en dissolvant de l’antipyrine dans l’eau, et en faisant réagir une solution iodoiodurée convenable, a pu obtenir un dépôt d’iodoantipyrine dont le poids était très voisin du chiffre théorique (10 gr. antipyrine ont donné 16 gr. 30, au lieu de 16,70). |
On retrouve cette technique au Codex de 1908, pour le dosage de l’antipyrine.
Mais, d’après François (3), ce procédé donnerait des résultats inexacts, alors que la première réaction donnerait des chiffres corrects. |
Bougault (1) modifie alors le procédé destiné à obtenir régulièrement un poids constant d’iodo-
| (3) Journal Ph. Ch., Te série, T. XV, 1947, page 97. (1) Journal Ph. Ch. Te série, T. XV, 1917, page 337,
NT
antipyrine. dl opère, pour atteindre ce but, en présence de bicarbonate de potassium.
I s’approche alors du chiffre théorique, et les écarts observés sur un même échantillon d’antipy- -rine sont à peu près négligeables.
Voici comment on peut obtenir, en présence d’acétate de soude, les excellents rendements signalés plus haut :
On dissout 10 gr. (2) d’antipyrine dans 500 cc. d’eau distillée. On ajoute 30 gr. d’acétate de soude cristallisé et on porte à l’ébullition. On verse peu à peu une dissolution de 13 gr. 21 d’iode dans l’iodure de potassium. L’iode est absorbé rapidement et il se dépose de l’iodo-antipyrine.
L’iodo-antipyrine cristallise dans l’eau chaude en longues aiguilles incolores, brillantes.
Son point de fusion est de + 1602.
Elle est très peu soluble dans l’eau froide, peu soluble dans l’alcool froid, très soluble dans le chloroforme, insoluble dans l'éther.
A la tempéräture de 17°, il se dissout 0 gr. 80 de produit, dans 100 cc. d’eau.
Bougault (3 a préparé les combinaisons suivantes de l’iodo-antipyrine avec les sels mercuriques :
‘1° Un composé en beaux cristaux incolores, fusibles à 168°-169°, insoluble dans l’eau froidé et l’éther, peu soluble dans l’eau bouillante, dans l’alcool froid. La formule est C*H"IN‘OHgCF.
(2) Journal Ph. Ch. série VI, T. XI, 1900, page 102. (3) — — "Wsérie VI, T. XI, 4900, "page 165,
M te
2 Un corps très peu soluble dans l’alcool froid, insoluble dans l’eau froide, décomposable lentement par l’eau bouillante. Il est en cristaux jaune vif et répond à la formule (C*H'IN‘0)" (Hgl).
3° Le complexe (C*H*N’0)', HgC}, Hg}', 2 HCL en cristaux blancs, légèrement jaunâtres, fondant à + 140° en se décomposant. Il se forme, pendant le dosage volumétrique, de l’antipyrine.
4° En présence d’une quantité de sublimé, deux molécules pour quatre d’antipyrine, en solution alcoolique, on obtient, par action de l’iode, des cristaux d’un beau jaune vif, répondant à la formule ci-après (C*H*IN°O)’ Hg}, HCL
L'iodo-antipyrine, d’après Bougault (1), se comporte comme un dérivé hypoïodeux.
Si, en effet, on dissout à chaud 0 gr. 20 d’iodoantipyrine dans 10 ce. d’alcool, et si l’on dilue cette liqueur avec 50 cc. d’eau, on constate, après refroidissement, addition d’un gramme d’iodure de potassium et de 1 ce. d’acide chlorhydrique qu’il se dégage de l’iode.
On trouve au dosage, pour les quantités ci-dessus, 0 gr. 160 d’iode libéré, ce que correspond à l’équation ci-après : \
CEHSIN'O + KI + HCI = C“H2N°O + 2 I +KCL
(1) Journal Ph. Ch., série VIT, T. XVI, 4919, page 245,
D en
On observe cette réaction avec la bromo-antipyrine, mais rien avec la chloro-antipyrine. Dans le cas du dérivé bromé, la réaction est lente.
Il semblerait donc que l’iodo-antipyrine se conduit comme les amides iodés de Boismenu.
Dans ces corps, l’iode jouit de propriétés spéciales, parce que lié à l’azote.
Il faudrait donc, dans l’iodo-antipyrine, relier l’iode à l’azote ; mais, dit Bourgault, sans négliger naturellement les faits déjà connus.
Malheureusement, ni l’une ni l’autre des formules actuelles ne paraît se prêter facilement à cette combinaison.
AIO à D