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par l'expérience, je n'avais appris Je danger de ce redoutable qualificatif ! » Sur dix-huit chiens galeux examinés à l'Ecole de Lyon, dix-sept présentaient ce symptôme d’une façon parfaile, Lel que le décrit M. Leblois : « Si l’on saisit entre le pouce et l'index le bord postéro-externe de la conque auriculaire, là où il se dédouble pour donner l'oreillon, et sur une étendue de 1 centimètre au-dessous à 1 centimètre au-dessus de ce dédoublement, on a l'impression que la peau est semée d’une infinilé de pelites granulations fines, dures, pointues, aiguës, sèches, comme s’il s'agissait de. sable fin. » Un seul de ces animaux, pourtant mieroscopiquement reconnu parasité, ne présentait qu'un agrégat bien minime. Encore une preuve qu’en biologie, l’absolu n'existe pas.
Conclusions
Pour nous résumer, nous pouvons donc dire qu’à côté des signes classiques de la galé sarcoptique (prurit, dépilations, croûtes), le clinicien possède deux nou- . veaux moyens de recherche : le réflexe oto-podal et le sable conchinien. Le deuxième de ces moyens paraît plus constant que le premier ; tous deux réunis permettent de s'approcher de la vérité. Le diagnostic différentiel n'a jamais reposé sur une seule preuve, si absolue fût-elle ! Il a demandé un ensemble, un faisceau de preuves qui se complètent les unes les autres. Et pourtant, peut-on être sûr, absolument sûr, du point de vue clinique seul ? Non, il faut déceler le corps du délit : « la seule façon scientifique, dit Van Saceghem,
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de diagnostiquer la gale, consiste à mettre le sarcopte en évidence. »
Nous arrivons donc à un deuxième chapitre de cette étude : du diagnostic microscopique de la gale sarcop-
tique canine.
IL — Diagnostic microscopique
La gale sarcoptique est une maladie véritablement décevante au point de vue de sa confirmalion à l’aide du microscope; elle est pour le chercheur une école de patience. Il est de connaissance courante, en effet, que, pour mettre en évidence le parasite, il faut effectuer plusieurs préparations. « Si quelquefois, dit M. Ch. Leblois, une chance vraiment exceptionnelle le fait apparaître dans la première préparation, c’est le plus souvent après trois ou quatre essais qu'on le trouve, et, maintes fois, 1l nous est arrivé de n'obtenir un résultat qu'après dix ou douze tentatives. On conçoit que, dans de semblables conditions, les praticiens puissent être rebutés par avance et qu'ils n’accueillent la recherche microscopique qu'avec un non, possumus, pas toujours exempt d'un sarcasme à peine déguisé. » Et, comme le fait remarquer Van Saceghem: « Les mauvais résultats que nombre de praticiens ont obtenus dans les recherches microscopiques des parasites doivent être attribués à la façon défectueuse dont ils ont prélevé et traité le matériel destiné à faire des préparations. » On a préconisé de réchauffer les malades avant de faire des prélève-