OBSERVATIONS
I. = Chien de race Grœnendal, âgé de 2 ans, appartenant à M. Rivot, à Saint-Vallier (Drôme).
Atteint de gale sarcoptique généralisée.
La première préparation faite au niveau de l'oreillon montre un seul parasite (Sarcoptes scabiei). Dans les autres régions, la 8° seulement donne un résultat.
II. — Chien de race pointer, âgé de 9 ans, appartenant à M. Mezgier, 13, quai des Brotteaux, Lyon.
Aîteint à la tête et aux membres. Û
A l’oreillon droit, le premier prélèvement montre un parasite; un deuxième donne un œuf de Sarcopte. A l’oreillon gauche, un premier essai ne donne rien; un deuxième met en évidence un parasite femelle.
III. — Chienne de race pointer, âgée de 4 ans, appartenant . à M. Mezgier, 13, quai des Brotteaux, Lyon. Gale généralisée.
Le troisième prélèvement met en évidence un œuf de Sarcopte.
IV. — Chien courant, âgé de 4 ans, appartenant à M. Mezgier, 13, quai des Brotteaux, Lyon.
Gale généralisée.
Un prélèvement à l’oreillon droit donne un œuf; un essai à l’oreillon gauche reste négatif. +
+ Da
V. — Chienne, braque d'Auvergne, 6 ans, appartenant à M. Allemand, Pont-de-Chéruy LED
Gale généralisée.
Une préparation à l’oreillon ucbe montre une larve de Sarcoptes scabiei.
VI. — Chien, berger allemand, âgé de 5 ans, appartenant à M. Menu, Montélimar (Drôme).
Gale localisée à la tête au cou et aux membres.
La première préparation a donné des œufs abondants et 8 Sarcoptes (2 femelles, 4 mâles et 2 larves hexapodes).
D’après ces observations, on peut voir que le procédé indiqué par MM. Henry et Leblois, tout en réalisant un très sensible progrès sur ceux employés jusqu'alors, ne nous assure pas’d’un diagnostic certain, du premier COUP, comme le signalaient ces auteurs, Non seulement les parasites, êtres parfaits, femelles ovigères et pubères, nymphes ou larves, ne « déambulent pas sur le trottoir de verre », mais encore il est assez difficile de metire en évidence un élément du diagnostic microscopique: acarien ou œuf.
Ceci dit, pourquoi y’a-t-il un lieu de prédilection pour le sarcopte, un ofotropisme ? Car on observe la présence — nous ne dirons pas la pullulation — à l’oreillon de parasites dans les cas de gale généralisée, comme dans ceux de gale localisée (voir observation VI ci-dessus). Des hypothèses seules sont permises. Peutêtre cette région est-elle trop mobile pour offrir à la griffe une action efficace et assure-t-elle ainsi un refuge pour les parasites pourchassés ? Ou encore y a-t-il