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déformés par ce chauffage. C’est pourquoi, nous avons employé le lacto-phénol, La formule d'Amann est ex-
cellente :
Acide phénique cristallisé........ 1 gr.
ACIdetactique . .:,......, MAN L'er.
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je AR AN LIES L'ONPNAMAPAERNNAR EE Ier.
Le matériel prélevé placé sur uné lame, dans une goutte de l’éclaircissant, est hâché menu avec la pointe d'un scalpel. Cest là un temps très important de l'opé-
ration, On recouvre d'une lamelle couvre-objet, en évi-
tant l’interposition de bulles- d'air entre Ja lame et'la
lamelle; on chauffe légèrement. Les produits ramollis s’éclaircissent facilement par une simple- pression. I! suffit d'examiner au microscope à un faible grossissement. Même avec un objectif 0, Tes éléments parasitai res sautent aux veux, tant la préparation est claire C'est là, à notre avis, le procédé de choix qui permet, en outre, la conservation indéfinie des plaques, si on a le
soin de les luter convenablement.
III, — Conclusions
Nous avons donc vu que, dans celle question sans césse battue en brêche qu'est le diagnostie de la gale sarcoptique, nous avions à notre disposition toute une série de moyens ayant chacun une certaine valeur. 1! ne s’agit pas de choisir dans celle série, ni de prôner l’une ou l’autre de ces méthodes au détriment des voisines. Non, car nous avons eu 12 OCCA sion de revenir souvent — qu'on nous en excuse! — sur le manque d'uni-
formité de la biologie. Il y a, dans la science de la vie. une seule chose qui est absolue: c'est que tout y est relatif. Ainsi donc de nombreux moyens s'offrent à nous; les uns feront appel à notre sens clinique, à notre observation des symptômes. D’autres, plus scientifiques — et aussi plus certains, nous l'avons vu — mettront à contribution le laboratoire. Il y a là deux choses, deux mondes qui s'opposent trop souvent.
Trop fréquemment, le clinicien méprisera le puissant secours de l’homme de laboratoire; trop souvent aussi, ce dernier aura une foi aveugle dans ses méthodes et y recourra d'emblée. En tenant compte de tous ces facteurs, le diagnostic de la gale sarcoptique canine pourra se faire ainsi: si l’on se trouve en présence d'un animal qui se gratte furieusement, jusqu'à s'écorcher, penser à la gale sarcoptique. Rechercher d’un même geste le ré- [lexre oto-podal et la présence du sable conchinien. Et enfin, si le doute subsiste, recourir à un examen microscopique par la méthode indiquée. Ce n'est pas long; en cinq minutes on est renseigné. Du point de vue « clientèle », cela fera très bien; et du point de vue scientifique, cela ne fera pas mal non plus. Bien renseigné, le pralicien traitera à coup sûr! il n’emploiera plus, dans le doute, la vieille recette des formulaires: « En cas d’incertitude de diagnostic, commencer par le traitement de la gale, et terminer par celui de l’eczéma. » Le résultat cherché, c’est-à-dire la guérison du malade, sera plus sûrement atteint; le praticien y gagnera, à quelque point de vue que l’on se place; mais il pourra être satis- fait professionnellement, car ce sera pour lui un grand contentement de voir qu'il a rempli consciencieusement foute sa tâche!
Traitement de la gale sarcoptique canine par la sulfuration gazeuse
Historique
Chez le Cheval comme chez le Chien, fort longue est la liste des médicaments préconisés contre la gale sarcoptique. Et elle est loin d’être close. Notre Maître, M. le Professeur MaroTELz, nous dit: « Le traitement de la gale sarcoptique comporte deux indications: détruire les parasites, empêcher la réinfestation. » Le premier but est le seul essentiel, et c’est sur lui que nous voulons nous étendre ici.
Ce n’est qu’au xvinr* siècle que l’idée de la gale due: exclusivement au parasitisme est réellement acceptée par quelques médecins, et Srorcx est le premier qui ait bien soutenu cette opinion (1751), admise également par MorGAGni (1762), par LoRRY (1777), par DE GEER, et surtout par WiCHMANN (1786). Il est vrai que pareille opinion avait été avancée antérieurement par LINNÉ (1646). Cependant, malgré ces travaux, les praticiens ne voulaient pas croire à la nature parasitaire de la maladie, et ils ne voyaient dans la gale qu'une affection humc-
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rale, due à des causes internes; ils pensaient que, pour cela, il fallait traiter par des médicaments donnés à Pintérieur, Voici ce que La GUÉRINIÈRE dit à ce sujet: « De quelque espèce que puisse être la gale du cheval, donnez-vous garde de panser par des remèdes extérieurs pour la guérir; le mieux et le plus sûr est toujours de la traiter par le dedans. » Si les vétérinaires du Xvirr siècle emploient un traitement externe, on les voit assiégés d’une crainte particulière; ils recommandent en conséquence des traitements préparatoires consistant en saignées, purgations, lavements,.
Depuis cette époque, les idées sur la nature de la maladie ont changé. Et aujourd’hui, on peut compter les partisans de l’ancienne doctrine et de sa thérapeutique. Mais foule de procédés ont été vantés, nous le disions déjà tout à l'heure. Tous doivent tendre au même but: être acaricides et pénétrer dans l’épiderme, au contact des sarcoptes. Nous n'avons pas la prétention d’énumérer fous ces produits. Notre Maître, dans sa « Parasitologie Vélérinaire », les classe en trois groupes: acaricides gazeux, solides, liquides. Les. acaricides solides sont les pommades (d’Helmerich, sulfo-pétrolée, sulfocrésylée, etc.); ils nécessitent, quant à leur application, une fonte générale de l'animal, une frotte énergique et un savonnage avant el après le pommadage; avant, pour décaper le tégument; plusieurs jours après, pour assouplir et nettoyer la peau. D'autre part, ces pommades sont quelquefois la cause d'intoxication, lorsque, par exemple, les animaux arrivent à se lécher, — Les acaricides liquides (essences, huiles, solutions aqueuses) nécessitent aussi une fonte, Ces méthodes ont été vantées par
EL. EM les uns, décriées par les autres; elles ont leurs avantages et leurs inconvénients. |
La sulfuration elle-même a été bien décriée, après avoir été portée bien haut. C'est ce procédé pourtant que nous recommanderons chez le chien, après l'avoir employé — après bien d’autres auteurs, d’ailleurs — avec un succès constant.
Cette méthode a d’abord élé utilisée chez l'Homme. Inventé en dermatologie humaine par GLAUBERT (1659), le procédé fut perfectionné par LALOUETTE (1776). GAL- LÈS (1814), dans son travail « sur les fumigations sulfureuses appliquées au traitement des affections cutanées », signale les très bons effets de la méthode sur les lésions galeuses. En médecine vétérinaire, la sulfuration est très ancienne également. À en croire certains auteurs, elle aurait été essayée, mais d’une façon peu pratique et décevante, durant le Premier Empire. Pour faire l’historique complet de la question, il nous faudrait mentionner les essais du vétérinaire aide-major GUÉRIN, les travaux du vétérinaire-major DEMORA. Pourtant, pendant la guerre mondiale, nos effectifs ont éprouvé, du fait de la gale, des pertes très sévères. La thérapeutique employée pour enrayer le mal est restée impuissante jusqu’au jour où l'emploi des chambres à sulfuration se généralisa dans l’armée. C'est d’après les recherches du Professeur Henry, d’Alfort, que MM. LépiNAY, VIGEL et CHoLLer ont mis au point la méthode telle que nous la connaissons aujourd’hui; ils ont indiqué les conditions pratiques de son emploi, et installé les premières chambres à sulfuralion, L'armée est dotée
actuellement de pareilles chambres, ainsi que le prescrit la circulaire du 10 avril 1923.
C'est cette même méthode que nous avons essayée chez le Chien. Déjà vers 1904, M. BRETON avait traité un chien galeux par la sulfuration. Laissons-lui la parole (Bulletin de la Soc. Centr. de Méd. Vétérin., 1920, page 166): « Je voudrais rappeler des expériences que j'ai faites chez le chien, il y a plus de quinze ans, à la demande d'un de mes clients, M. B.…., laitier en gros à- Paris, grand éleveur de Braques bleus d'Auvergne. Nous étions aux prises, à l’époque, avec une affection cutanée rebelle qui avait atteint tous les sujets, et que, cliniquement, je dus rattacher à la gale; peut-être y avait-il, concomitamment, du rouge, de l’eczéma. Les animaux se grattaient, ils étaient couverts de plaies et de croûtes. Mon client me suggéra lidée de plonger les chiens dans une atmosphère d’acide sulfureux produit par combus- tion du soufre; nous venions de désinfecter ses écuries par ce procédé à la suite d’une épizootie grave de maladie typhoïde, M. B.. fit construire une caisse hermétiquement fermée et pourvue, sur l’une de ses petites : faces, d’une ouverture circulaire destinée à prendre le cou du chien à la façon de la lunette d’une guillotine: le demi-cercle inférieur correspondait à la caisse et le demi-cercle supérieur au couvercle qui fermait à Ia façon d'une malle, L'acide sulfureux était produit avec une vulgaire mèche soufrée de tonnelier; un feutre permetlait l'adhésion complète du cou du chien avee la circonférence de la lunette. Je fus frappé de l’action des bains de SO? sur le prurit des animaux qui furent soumis au traitement: les démangeaisons s’atténuèrent ra-
pidement et en fin de compte, il y eut une amélioration notable dans l'état des animaux. Je n'ai pas renouvelé l'expérience depuis. » C'est en somme ce que certains auteurs, puis nous-mêmes avons fait. Nous avons évidemment profité des enseignements de la guerre. Nous avons, en ce qui concerne les chambres à sulfuration des chevaux, certaines données précises quant à la température optima de ces chambres; divers moyens ont été mis en œuvre pour doser le gaz sulfureux. Mais d'une façon générale, c’est toujours le même principe.
Principe et appareils
Ce principe est de placer le corps de l'animal dans une atmosphère sulfureuse, la tête étant située hors de cette atmosphère, à l'air libre, à l'abri de tout risque d'asphyxie. Les procédés, peu variables dans leur fond, peuvent dépendre du goût et de l’ingéniosité de chacun. Nous décrirons, dans toute installation, deux parties: 4° une chambre à sulfuration, et 2° un appareil sulfurogène.
Dans le procédé décrit par M. Breton, la chambre à sulfuration se composait d'une caisse et de son couvercle qui présentaient une ouverture à guillotine destinée à emprisonner Île cou du chien. Cet appareil n’a servi qu'à un seul type de chien. L'ouverture en question devait être de la dimension exacte du cou de l'animal. Mais il ne fallait pas songer à employer l'appareil pour. d'autres animaux, — Ici, l'appareil sulfurogène était
Le
réduit à sa plus simple expression: on brûlait une mèche sans savoir quelle était la teneur de la caisse en gaz sulfureux.
Pendant que nous faisions nos expériences avec l'appareil qui sera décrit plus loin, parut dans le Recueil de Médecine Vétérinaire (année 1926, page 215), une communication de M. DEGois, docteur-vétérinaire à Rambouillet. Les hasards de notre carrière militaire, en nous : envoyant au 4° Régiment de Hussards, nous permirent de voir l'appareil décrit par notre confrère, appareil confectionné d’ailleurs, sur ses indications, par le premier Maître-Maréchal de notre régiment. L'auteur rap-. pelle d'abord une note parue dans la « Nature » du 29 : mai 1920: « Le Professeur Henry, écrit le correspondant de celte revue, met l'animal dans une simple caisse de bois. Une ouverture pratiquée dans la paroi supérieure de la boîte et que ferme un couvercle à charnière permet l'introduction du sujet à traiter. Sa tête passe dans une fenêtre circulaire percée à l'avant de l'appareil; on l'encapuchonne et on la passe dans un carcan pour empêcher le patient de se retirer. En une quinzaine de jours, et deux ou trois séances d’une demi-heure, un galeux est guéri. » Comme appareil producteur de soufre, le professeur d'Alfort employait la sulfitation, c’est à-dire qu’il utilisait la détente de gaz sulfureux liquide.
En 1923, M. Vicar», docteur-vétérinaire à Villefranche-sur-Saône, employait plus simplement un sac maintenu en terre par quatre piquets; le chien est introduit dans le sac et passe la tête par l'ouverture que ferme une coulisse, Il est maintenu à l’aide de trois cordes, deux fixées latéralement, une antérieurement,