LS, ADR
Laissons maintenant la parole à M. Degois ; “mais
disons auparavant que l'appareil que nous avons vu est un modèle du genre. « La caisse que nous employons, dit M. Degois, est faite de planches rainées comme les planches à parquet. Eile mesure O0 m. 90 de long, 0 m. 50 de large et O m. 60 de haut. Le couvercle, qui pose exactement sur la caisse, a une hauteur de O m. 15. Il est entouré d’une bordure qui dépasse de 2 centimètres et qui emboîte exactement la caisse quand le couvercle est en place. Une bande de feutre collée sur le bord supérieur de la caisse assure la coaptation parfaite des deux parties. Sur une des extrémités, une échancrure en demi-cercle de 7 centimètres de rayon est pratiquée : au milieu du bord supérieur dé la caisse; une semblable échancrure lui correspond sur le couvercle, formant ainsi l'ouverture circulaire par où passe la tête du chien. » Remarquons donc ici que le système à guillotine est du même principe que celui employé par M. Breton en 1904. « L'ouverture circulaire, remarque noire confrère de Rambouillet, ne peut être calibrée à la taille de chaque chien. Un bourrelet de feutre assez large fait office de diaphragme et s’adaptle assez bien au cou de chaque chien. On complète facilement’ la fer- ‘meture en entourant le cou du chien d’une serviette qui forme joint.
« L'intérieur de la caisse est séparé en deux chambres par une éloison verticale. Celle-ci est à claire-voie, formée d’un grillage serré tendu sur un cadre de bois. La chambre postérieure, plus petite, ne s'étend que sur les vingt derniers centimètres. Elle est doublée d’un revêtement de zinc. Un crochet permet d'y attacher une
Htc
La chambre antérieure, destinée au
mèche de soufre.
chien, occupe tout le reste de la caisse. Elle possède un plancher mobile qu'on monte et descend à volonté, grâce aux crémaillères, semblables à celles qui soutiennent les rayons des bibliothèques, disposées dans les coins. Avec ces aménagements intérieurs, on peut mettre dans la caisse, la tête à bonne hauteur de l’ouver- Lure, les chiens de toute taille, du chien de meute au pékinois.. Les vapeurs d’anhydride sulfureux sont fournies par la combustion d'une ‘mèche à soufrer les tonneaux.. » Tel est l'appareil de M. Degois, appareil qui réalise déjà un gros progrès sur les précédents, parce qu'il peut servir à tous les modèles de chiens.
L'appareil dont nous nous sommes servis, et dont nous allons faire rapidement la description, est du
même type, mais beaucoup plus facile à réaliser. On prend un tonneau de la contenance de 400 litres; on le. fixe sur un bâtis rectangulaire ou plus simplement, on le cale avec quatre pierres. Dans l’un des fonds, on ménage une porte garnie intérieurement de feutre et fermant hermétiquement,. L'autre fond est entièrement enlevé. À sa place, on fixe, au pourtour du tonneau, une toile imperméable dont le bord libre est muni d'une coulisse permettant de serrer l'ouverture à volonté. Si on voulait employer des mèches, on pourrait, à la face interne de la porte, réserver un emplacement en métal, où la mèche se consumerait, L'animal, gros ou petit, est entré dans le tonneau; la coulisse du sac se ferme sur son cou, el il ne reste plus qu'à faire parvenir dans iedit appareil les vapeurs d’anhydride sulfureux Un premier moyen, que nous avons employé, fut la