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faudrail savoir pourquoi Îles lésions atleignant tant d'artérioles restent limitées en largeur. Marianelli (1895) a d'ailleurs prétendu que Îles altérations artérielles n'é-
{aient pas constantes dans la sclérodermie.
II — Théories nerveuses.
Beaucoup d'auteurs rapportent à une influence nerveuse la disposition en trainées linéaires des dermato-
ses. Mais, fandis que les uns subordonnent la lopogra-
phie des dermaloses linéaires au territoire d'un nerf
périphérique, d'autres la subordonnent au territoire d'une racine rachidienne, ou encore d'un segment métamérique de Ja moelle. D'aucuns enfin, avec Philippson, admetlentue les lrainées linéaires répondent aux lignes de Voigt, lignes frontières desterriloires nerveux, périphériques. IT nous faut donc éludier fes rapports des dermatoses linéaires successivement avec : 1° les nerfs périphériques ; 2° les racines ou ganglions rachi- L: , diens ; 3° les segments mélamériques de la moelle ;
4 les lignes de Voigt.
1° Rapports des dermatoses en traînées linéaires
avec les nerîs périphériques
Il arrive que des traînées de dermatoses linéaires se
cantonnent tout entières ou presque dans le territoire
Re
d'un nerf périphérique. Depuis longtemps, cette coïncidence avait été remarquée pour les nœvi linéaires par Th. Simon, qui les avait appelés nœvi nervorum. Elienne en 1897, dans la nouvelle iconographie de la Salpétrière a étudié un certain nombre de nœvi au point de vue de leurs rapports avec le système nerveux etil en a décrit quelques-uns disposés suivant les. territoires périphériques des nerfs,.entre autres suivant les 5 branches du plexus cervical superficiel. Hallopeau, dans sa lecon sur les nœvi (1891) en avait aussi relaté quelques cas. La même coïncidence a élé constatée par certains auteurs pour le lichen. Danlos (soc. françde dernal., séance du 10 fév, 1898) a présenté un cas de lichen plan développé sur le territoire du petit scialique. Chez un malade de Djelaleddin-Moukter (soc. de dermal. 1891) des trainées de lichen siégeaient sur le trajel du grand nerf sciatique, du sciatique poplité ex-
terne el du nerf Hibial antérieur. Deux moulages du
Musée St-Louis (n° 1962 et 2014) représentent deux der--
maloses lichénoïdes localisées au territoire du petit seralique.
Dans les observalions que nous avons recueillies, quelques lrainées linéaires apparaissent développées
dans le lerritoire d'un nerf périphérique. Chez la petite
malade de lobs. T, la trainée nœvique longeant le bord interne de la main droite répond tout enfière au terri- Loire du Cubital ; mais, malgré le nombre considérable
des lrainées verruqueuses existant chéz éette malade,
c'est la seule qui soit toute entière contenue dans le
territoire cutané d'un même nerf. Chez le malade de l'observation VIT, Lrois lrainées nœviques répondent aux terriloires des trois nerfs inlercostaux moyens du côlè droit. Dans l’observation remarquable de MM. Gasne et Chirav (obs. X1), un lichen en trainéé linéaire s'esl développé dans le territoire de l'accessoire du brachial cutané interne. La longue trainée de lichen, occupant la face postérieure du membre inférieur gauche du malade de lobs. VII, répond dans sa plus grande élendue au lerriloire du pelil sciatique. Une localisation seimblable se remarque pour la longue bande de lichen occupant la face postérieure du membre inférieur gauche du malade de Fobs. IX. Dans sa partie supérieure, la bande de névrodermile de Fobs. XIV répond aussi au pet scialique. Dans Fobservalion de M. Thibierge (Obs. XVT) nous voyons un psoriasis linéaire développé dans le terriloire du nerf saphène interne gauche. Enfin les Irainées de psoriasis Hichénoïde occupant la cuisse du malade de Fobs. XVTIT sont comprises presque tout entières dans Île lerriloire du petit sciatique.
Le fait n'est donc pas douteux : dans cerlains cas les dermaloses linéaires répondent aux terriloires-des nerfs péripériques. Doit-on dès lors chercher dans une allération de ces nerts la raison de la disposilion en trainées des dermaloses? C'est Ta, on le sait, une théorie admise pour expliquer la localisation de cerlains zonas.
Il faut dire que, d'une manière générale, les lésions des nerfs périphériques semblent prédisposer aux der-
maloses. Dans sa thèse d'agrégalion (Paris 1880),
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