APR
l'animal mourut trois semaines après avec des lésions de la plèvre et des reins. L’examen bactériologique permit de constater la présence du microorganisme inoculé, dans les lésions pleurales et le sang.
KowaLski! a trouvé dans les sécrétions nasales et bronchiques, tantôt le streptocoque, tantôt le staphylocoque ou le pneumocoque et enfin trois espèces microbiennes mal définies.
KiRCHNER Ÿ a examiné dans vingt-neuf cas soit le sang, soit les crachats, soit l’exsudat pleural. Dans trois cas de pleuro-pneumonie il a trouvé un petit diplocoque encapsulé. Dans deux cas de pleurésie purulente, le même élément en culture pure. Inoculé dans la plèvre ou le péritoine de lapins et de rats, il ne donnait aucun résultat.
Bags * a publié des expériences qui sont particulière ment intéressantes à notre point de vue parce qu’il signale souvent sans ses nécropsies des lésions pleurales.
Le 20 décembre 1890, il injecta dans une veine de l’oreille d’un lapin I de la sécrétion nasale d’un malade récemment atteint de grippe. Ghez un second lapin I, il pratiqua la même opération et, en outre, lui introduisit une partie du mucus dans les fosses nasales. Les sécrétions nasales de deux autres malades servirent à inoculer de même trois autres lapins, IT, IV, V.
Le 30 décembre, le lapin I mourut avec pneumonie, bronchite et légère pleurésie.
1 Kowalski,-Bacteriologische Untersuchung über Influenza, Wien. Klin. Wochenschrift, 1890.
? Kirchner, Centralbl. fur B. und Parasitenkunde, 1890.
% Babès, Verläufige Mittheilung über einige bi Influenza gefundene Bakterien, Centralblatt fur Bakt. und Parasit, Iéna, 1890.
Due
Le même jour mort du lapin IV, avec pleuro-pneumo nie, exsudat séreux et concrétions fibrineuses à droite. Les autres survécurent.
Un sixième lapin est inoculé de la même manière que les précédents, il meurt trois jours après, présentant à l’autopsie, un poumon hépatisé et une plèvre épaissie, très vascularisée et couverte de fausses membranes fibrineuses.
Babès fit des cultures sur agar avec les différents organes des lapins morts, il trouva des diplocoques, des Streptocoques, des staphylocoques et, enfin, de nom-
breuses colonies transparentes composées de bacilles gros
et clairs.
Il injecta, en outre, les mucosités nasales à deux cobayes, au premier il fit une injection sous-cutanée, au second une injection intra-veineuse. Celui-ci seul mourut au bout de dix jours et présenta à l'ouverture du thorax des signes très nets de pleurésie.
Dans un cas qu’il lui a été donné d’observer, il a trouvé un épanchement pleurétique abondant avec masses pulpeuses, mais sans trace de bactéries.
PRIOR * à examiné cinquante-trois cas de grippe avec ou sans complications ; dans les sécrétions bronchiques et nasales, il a trouvé habituellement le pneumocoque. puis le staphylocoque et le streptocoque. Ce der nier persistait le plus longtemps. Dans trois cas de pleurésie, 1l à trouvé dans le liquide extrait par ponction aseptique : deux fois. le diplocoque seul et une fois le diplocoque et le streptocoque associés, puis plus tard le
! Prior, Münchener med. Wochenschrift, 1890.
106 re streptocoque seul. Prior conclut à la présence du pneu mocoque au début et à son remplacement par le streptocoque à la fin. Aucun ne serait spécifique.
Lévy, dans 5 cas d’empyème, 1 cas de pleurésie séro-purulente et trois cas de pleurésie séreuse, toutes post-grippales, à trouvé, huit fois la pneumonie de Frænkel associée dans un casavec le Séreplococcus pyogenes albus et une fois ce dernier seul. Les cultures de but pulmonaire ont donné les mêmes “espèces microbiennes. (Berlin. klin. Wochenschrit, 1890).
Jaccoup ? a pu observer quarante-deux cas de grippe dont un compliqué de pleurésie sèche bilatérale, les autres de pneumonie ou de congestion pulmonaire. Ménétrier qui en fit l'examen bactériologique à isolé scit le pneumo coque, soit le staphylocoque ou le streptocoque.
Leypen est particulièrement occupé des pleurésies et des pneumonies grippales; l'examen en préparation sèche du liquide pleural ponctionné lui a donné, une fois le streptocoque seul, deux fois le streptocoque et le diplocoque.
En culture: une fois le streptocoque, une fois le strepto coque et le diplocoque, une fois les deux précédents associés au staphylocoque.
L’inoculation est restée négative.
Leyden à observé aussi deux cas de pleuro-pneumonie à streptocoques de Finkler (érysipèle du poumon). Dans le premier cas, l’épanchement était purulent, dans le second, séro-purulent, il a trouvé chaque fois le strepto-
coque pur.
1 Jaccoud, Communication à l’Académie de médecine, 11 février 1890.