PRE TA
Quoi qu’il en soit, cette observation nous paraît intéressante pour la question qui nous occupe; elle nous semble être absolument analogue aux précédentes,à cette différence près que les accidents rhumatismaux qui auraient pu se montrer, ont été arrétés dans leur développement parle salicylate.
Nous croyons, en effet,que la nature rhumatismale des accidents ne peut pas être mise en doute.
Le malade n’est ni un alcoolique, ni un brightique, ni un cardiaque, il n'y a pas de raisons qui, à première vue, puissent expliquer cette fluxion œdémateuse. |
Mais M. Lebreton reconnaît, chez cet individu une prédisposition à l'infection rhumatismale.
Si nous n'avions que ce renseignement, nous ne pourrions, certes pas, porter de diagnostic certain,
force nous serait faite de rester dans le doute; tout au plus pourrions-nous donner comme possible la nature rhumatismale de cette affection ; mais nous avons un argument victorieux,qui lève tous les doutes.
En effet, voir ce malade, jusque-là angoissant, malgré la médication intensive qui lui est faite, le voir au lendemain du jour où il prend du salicylate, plus calme, soulagé, et demandant à manger, voir cette coïncidence remarquable, n’est-on pas porté à reconnaître comme vrai dans ce cas le fameux aphorisme post hoc, ergo propter hoc ?
Nous trouvons aussi dans la rapidité avec laquelle disparaissent tous les symptômes, un des caractères
que nous reconnaîtrons au rhumatisme pulmonaire,
Aussi notre conclusion, c’est qu’à côté des localisations pulmonaires primitives du rhumatisme, nous reconnaissons des déterminations isolées de cette infection.