‹ Contribution à l'Étude des Diarrhées PaludéennesChapitre 10 sur 25 · DYSENTERIE PALUSTRE · texte numérisé non relu

DYSENTERIE PALUSTRE

La diarrhée n’est pas la seule forme par laquelle peut se révéler le paludisme. Les accès dysentériformes ont été, aussi, bien étudiés.

Leur histoire est concomitante de celle de la diarrhée. Morton et Torti séparent nettement cette forme dysentérique des autres dysenteries et des associations de dysenteries et paludisme.

Chervin, en 1842, Decaillé (1857), Brassac (1863), Dudon (1569) en font déjà une étude clinique. Les thèses de Bonnal (1867), de Jousset (1872), de Garnier (1889), et les travaux de Grall (1885) contribuèrent largement à faire admettre l'existence de la dysenterie palustre.

Elle est signalée à l’état larvé par Moursou dans la thèse de Bréhier (Paris, 1874) : Coste (1879), dans son rapport sur la clinique de l'Hôpital de Saint- Pierre (Martinique), la cite comme fréquente. Les observations du docteur Clarac (1886) sont aussi très concluantes.

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Le syndrome dysentériforme peul constituer avec la fièvre toute la maladie.

Depuis, les découvertes des hématozoaires du paludisme, et des différents agents capables de produire la dysenterie (amibienne-bacillaire à protozoaires ou infusoires divers) ont contribué à rendre plus aisé le diagnostic des formes de dysenteries. L'examen elinique pratiqué par les anciens médecins est maintenant complété par les recherches bactériologiques. Souvent, l'épreuve thérapeutique est seule capable de lever les doutes malgré le silence du laboratoire. Marchoux, en 1896, et Millet, en 1902, publièrent de belles observations de dysenteries paludéennes. Dopter (1909), et surtout Hertz (1913), en firent de bonnes descriplions.

Ces dysenteries palustres, furent, aussi, bien observées en Orient pendant la guerre de 1914-1919 par Paisseau et Lemaire (1916), Abrami et Ch. Foix (1916) (Paludisme macédonien).

Cumstow, en 1920, le docteur Pron, d'Alger, en 1924, en font une intéressante étude.

De nos Jours, cette réaction dysentérique de la malaria n'est plus du tout contestée ; une observation prise dans le service de M. le docteur Dumolard, à l'Hôpital Civil d'Alger en 1924, montrera l'importance du diagnostic de cette forme. I dirigera le praücien pour le plus grand bien du malade, vers la thérapeutique spécifique de la fièvre paludéenne : la quinine.

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