DIARRHÉE PALUSTRE
Millet, en 1844, cite des faits bien probants sur certaines régularités dans l'émission des selles diarrhéiques. Après les insuccès aussi nombreux que va-
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riés de la médication symptomatique, sa guérison est obtenue d'une facon surprenante par la quinine. Richard (1869), en Cochinchine, publie de nombreuses observations dans lesquelles il montre les relations étroites existant entre l’évolution de certaines diarrhées et le paludisme. En même lemps, Urbain Gombaud (1866), d'après Jules Gimelle, rapporte des faits du même ordre. La thèse de Bonnal (1867) est très affirmative sur celle question. C'esl surtout.J. Simon qui à le plus insisté sur les diarrhées d'origine palustre. Son mémoire, lu en 1869, devant la Société Médicale des Hôpitaux, en fait foi.
A la même séance, Lassègue et Ferrand publient chacun une observalion qui confirmait les faits avancés par J. Simon. En 1882, J. Simon note des cas de diarrhées larvées chez les enfants. En 1887, Ducazal, par de nombreuses observations, partage entièrement les idées de J. Simon. Clarac (1883), Grall (1888), dans son étude des fièvres intertropicales, publient de probantes observations de diarrhées palustres. Il faut arriver à la remarquable thèse de Garnier (ISSS-1889) pour avoir une élude clinique très rigoureuse des manifestations diarrhéiques du paludisme.
Les recherches de laboratoire, la découverte de l'hémalozoaire par Laveran devaient donner plus de précision à celle étude purement clinique. En effet, le diagnostic fut grandement facilité par la présence de lhématozoaire dans le sang (Marchoux, 1897, Billet, 1902), quelques fois même dans le mucus des selles (Dopter, 1909). Les travaux des auteurs modernes, comme Patrick Manson (1903), Dopter (1909), Grall et Marchoux (1910), les observations d’Anfreville (1910) sont très concluants. La œuerre européenne de 1914-1919 donne l’occasion d'observer, en
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Orient, ces formes anormales du paludisme. Les observalions de Paisseau et Lemaire (1916), d'Abrami et Ch. Foix (1916), celles si intéressantes de Job et Hirtzmann (1919), les travaux de Cumstow (1920), enfin les nombreux cas observés par Læper (1920) viennent consacrer de facon irréfutable la forme diarrhéique du paludisme. En ce qui nous concerne, une observation personnelle prise dans le service de M. le professeur Ardin-Delteil, à l'Hôpital Civil d'Alger, en 1925-1926, nous permet d'admettre, sans aucune contestation, cette dernière forme.