DYSENTERIES PALUSTRES
sans antécédent paludéen, sans fièvre
OBSERVATION XX Observation du docteur Cosre (in thèse Garnier)
Coste, dans son rapport du 1° trimestre 1879 sur la chnique de l'Hôpital Militaire de Saint-Pierre (Martinique), relate un cas de dysenterie larvée également très inléressant par sa coexistence avec une autre manifeslalion larvée, el disparition en même lemps que celle-ci sous linfluence de la quinine.
€ [ s'agit, écrit-il, d'un gendarme entré à l'hôpital le ? mars, allteint depuis 4 jours d'une dysenterie el d’un hoquel opiniâtre. L'éther, le laudanum, le bromure de polassium, le chloral, le vésicaloire morphiné au creux épigasrique ne le modifièrent en rien. Celle coïncidence du hoquel avec la dysenterie commençait à me faire penser à une affection de la partie convexe du foie que la percussion ne me dévoilail pas, lorsque le 10 mars saisissant un moment où le hoquel venait de cesser (rémission), j'administai au gendarme 1 gr. de sulfate de quinine en solution : j'ai continué ce sel diminuendo jusqu'au 28 où ce militaire fut mis exeal. Le hoquet n'a plus reparu depuis l'administralion du sel quinine el la dysenterie guérissail en même temps sans autre médicament.
OBSERVATION XXI Observation du docteur CLarac (in thèse Garnier)
Castel (Louis), 24 ans, caporal d'infanterie de marine, 19 mois de séjour à la Martinique.
Entré à l'hôpital mililaire de Saint-Pierre, le 9 Août 1885 pour diarrhée dysentériforme. Celte diarrhée résiste
25 , 1 Le LD] A , Te . : : 5 d'abord jusqu'au 23 Août aux médications ordinaires. lait.
dièle, manne, sulfale sodique. Trailée alors par la quinine, elle s'améliore dans l'espace de 5 jours, du 23 au 28, au point qu'à celle dernière dale, la quinine est supprimée, le régime ordinaire élabli, et que le bismuth, le ratanhia el le laudanum alors prescrils suffisent à parfaire la guérison, du 28 août au 6 seplembre. Un traitement exclusivement Lonique dans lequel entre le vin de quinquina, fail le reste. Le 12 septembre, Castel sort de l'hôpital.
Il y entre un mois environ après, le 9, novembre 1885, pour rechute de dysenterie. Selles nombreuse, spumeuses, contenant des mucosilés sanguinolentes.
Le régime lactée, l'ipéca à la brésilienne, le faudanumi sont comme pour la première alleinte employés sans succès. Les selles restent les mêmes.
On ajoute au traitement opiacé l’eau de chaux, mais les selles ne semblent pas s'améliorer.
Prenant en considération l’eflicacilé du traitement par la quinine sur la première alleintle, on prescrit le sel à la dose de 1 gr. de quinine en même lemps que l'eau de chaux el l’eau albumineuse, du 16 au 20.
Sous l'influence du sulfate de quinine, les selles se sont améliorées el présentent une consistance demie-molle.
Le bismuth du 21 au 23 inclus, l'ean albumineuse du 23 au 26 suffisent à parfaire la guérison. Le malade sort le 26.
Dans ces deux observalions XX et XXI, l'heureux changement subitement survenu dans la nature des selles sous l'influence du sulfate de quinine, après inefficacilé absolue de tous les moyens thérapeutiques ordinaires, suffil je érois à prouver la nature paiudéenne de l'affection. De plus nous revoyons dans l'observation XX cette dysenterie passer à l'élal chronique el guérir par le même traitement.
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