CONCLUSIONS
Ce travail peut être divisé en cinq parties :
I. — Dans la première, j'ai indiqué comment avaient été préparés les composés utilisés, étudiant pour chacun les différentes méthodes de préparation, mettant au point les modes opératoires et déterminant certaines constantes physiques.
J’ai pu montrer ainsi que dans la condensation de l’acétone par la méthode de Bodroux et Taboury, il se forme à côté de l’oxyde de mésityle, de notables quantités de diacétone alcool et deux cétones C0) RCHEEO)
La préparation des bromures d’alcoyles, par la méthode de Bodroux, a été mise au point de telle façon qu’elle donne des rendements presque théoriques.
IT, III. — Dans la seconde et la troisième parties, j'ai étudié la condensation de l’oxyde de mésityle et celle du diacétone alcool avec les organomagnésiens. Le premier terme de chacune des séries d’alcools dérivés était seul connu. Ces alcools sont particulièrement instables. J’ai montré que leur déshydratation était facilitée par la lumière et par l’oxygène atmosphérique, ce qui m’a permis de mettre au point un appareillage, grâce auquel j'ai pu isoler un certain nombre d’énols et de diols bitertiaires.
La préparation des chlorhydrines des énols n’a pu être terminée que pour les deux premiers termes, les homologues supérieurs donnant naissance à des composés instables.
IV. — La quatrième partie a été consacrée à la déshydratation des alcools précédents. Après étude de différents catalyseurs, j'ai montré que les énols et les diols donnaient naissance aux mêmes
diènes. Pour chaque alcool, j’ai pu séparer et purifier deux isomères malgré leurs points d’ébullition voisins, leur oxydabilité et leur polymérisation facile.
La structure de ces isomères a été définie par ozonolyse. Pour cette étude, j'ai donné un type nouveau d’ozoniseur et un montage fournissant régulièrement un rendement élevé en ozone.
La comparaison des exaltations moléculaires de ces diènes a mis en évidence que la perturbation causée par une substitution sur un des carbones centraux du système, est plus grande que celle provoquée par la même substitution sur un carbone terminal.