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ses adhérences au cœcum, à l’appendice, au colon ascendant, à l'intestin grêle et au petit bassin, si cette lésion de l’appendice, dont parle l’auteur, et qu’il considère comme négligeable, ne serait pas elle-même la cause de l’épiploïte.
En d'autres termes les adhérences épiploïques ne seraient-elles pas le reliquat d’une péritonite appendiculaire, Il est tout au moins logique d'émettre une pareille hypothèse. En effet, la lecture de l’Observation nous montre surtout des accidents de péritonite localisée à Ja région cœcale. De même les lésions rencontrées au cours de l'opération (ahérences del’épiploon au cœcum, au colon ascendant, à l’appendice, au petit bassin), sont celles dune péritonite localisée. Toute la scène s’est passée dans la fosse iliaque droite. Que l’épiploon ait été infecté, la chose est certaine, mais la cause de celte infection au lieu de rester indéterminée et inexplicable ainsi que le considère l’auteur pourrait être due à l'appendicite. Sans doute les lésions macroscopiques de cet organe sont peu importantes et tout se borne à un peu d’épaississement et à des adhérences. Mais combien de faits ont été rapportés ou l’appendice avait paru sain, absolument sain même, dépourvu de la moindre adhérence, du moindre épaississement, et où cependant l'examen histologique venait démontrer la réalité de la lésion. Tout récemment encore M. Glantenay publiait dans la Presse Médicale du 16 Avril 1898, l'observation d'un jeune homme de 21 ans qui avait eu à deux reprises différentes des accidents qui parurent tellement
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dus à une appendicite que le ventre fut ouvert. Retourné sur toutes ses faces l’appendice ne présentait aucune lésion macroscopique : «appendice absolument normal, sans la moindre trace de réaction inflammatoire sur la séreuse, voisine, » dit l’Observation. On pensa à une pseudo appendicite nerveuse et on referma le ventre. Le malade parut guéri. Deux mois après il revenait avec des accidents semblables et on pratiquait de nouveau « la laparotomie pour réséquer de parti-pris l’appendice ileo-œcal ». Celui-ci paraissait toujours exempt de lésions et l’adhérence lâche qui le réunissait au péritoine était due à la première intervention.
L’appendice fut envoyé à M. Letulle qui le trouva
oblitéré dans toute sa hauteur et représentant « un moignon cicatriciel d’appendicite oblitérante atrophique ».
Combien n’avons-nous pas plus de raisons de penser que dans le cas de M. Bogdanickl’appendice pouvailêtre malade. Le fait d’un diagnostic difficile n’en subsiste pas moins, mais les signes étaient surtout en faveur de l’appendicite. |
su). Ali.
Han