SI
méthode à condition de manier les instruments sous le contrôle de la vue et d’être très circonspect dans les cas de fragilité spéciale des parois ; SARGNON signale que souvent il faut passer le tube sur bougie conductrice.
Quoi qu'il en soit, normalement il faut franchir plus ou moins facilement, car il existe souvent un spasme à ce niveau le premier obstacle physiologique comparé à une formation sphinctérienne, appelée bouche de l'œsophage par KILLIAN, et constituée par l'obstacle du cartilage cricoïde accru par le spasme du contricteur inférieur et la saillie des aryténoides ; l'appareil traverse la portion cervicale de l’œsophage, dont la lumière est représentée par une cavité virtuelle, puis on arrive dans le conduit qui, à l'état normal, présente, d’après MiIKkuLICzZ et GUISEZ, une muqueuse lisse, sans plis ni sillons longitudinaux ; dans la région thoracique on trouve un canal ouvert ce qui est dûü à la pression négative de la cavité thoracique, les parois de l'œsophage sont animées de mouvements incessants, battements dus aux pulsations de l’aorte et du cœur ; mouvements respiratoires marqués qui peuvent ‘gêner l'examen, l'œsophage se dilate au moment de l’inspiration et se rétrécit à l'expiration; enfin mouvements péristaltiques se traduisant par de faibles ondes contractiles. Quant au cardia il est toujours ouvert donnant quelquefois issue à des mucosités de l'estomac ou à de petites bulles qui viennent éclater à l’intérieur du tube.
Ces caractères sont totalement différents dans le mégaæœsophage. Souvent la bouche est assez difficile à franchir puis, au-dessous, on trouve un spasme qui marque l'extrémité supérieure de la poche, mais de suite l'extrémité du tube œsophagoscopique est à l’aise dans la grande cavité
æœsophagienne (comme un seau est à l’aise dans un puits