‹ Contribution à l'étude des Dilatations dites idiopathiques de l'Esophage: Rôle pathogénique des lésions acquises des tuniques musculairesChapitre 9 sur 41 · NAT · texte numérisé non relu

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1919 avait eu, en 1914, un épisode pulmonaire et abdominal qui fit poser le diagnostic de pleurésie médiastine.

Le malade de LETULLE et JACQUEMIX : tuberculeux avéré depuis l’âge de 31 ans avec poussées évolutives, hémoptysie, n'a présenté de troubles dysphagiques qu’à 47 ans. L’autopsie a montré un cancer de l’œsophage sur dilatation mais aussi des adhérences au sommet droit et des lésions tuberculeuses anciennes de ce poumon.

Un des malades d'ACHARD était depuis son enfance malingre, chétif et si les troubles digestifs datent de 1918 OU 1919, en 1921 1l fut soigné pour une pleurésie interlobaire d’allure subaiguë, presque torpide.

ARMAND-DELILLE, dans un travail, parle de la dysphagie chez les tuberculeux pulmonaires qui peut être dû, pour lui, à une déviation de l’œsophage accompagnant les déviations de la trachée dans certain cas de tuberculose avec sclérose du poumon et symphyse pleurale.

D'ailleurs dans les observations que nous apportons, nous relevons que le malade de lObservation IV est un syphilitique certain sans lésion pulmonaire, seule la radioscopie montre des chaînes ganglionnaires un peu volumineuses ; le petit malade (Obs. VI) ne présentait rien d'anormal.

L'Observation III montre des signes radiographiques cliniques, qui ne laissent aucun doute sur la présence d’une sclérose pulmonaire avec gaines ganglionnaires particulièrement dense.

Enfin les deux Observations où nous avons pratiqué l'examen histologique nous ont montré, dans notre Observation II, une histoire pleuro-pulmonaire ancienne (1920)

avec hémoptysie, chez un malade qui n’a présenté de signes

NE

dysphagiques qu’en 1923 et dont l’autopsie montra un cancer et une dilatation œsophagienne.

Dans notre Observation I, si la tuberculose paraît hors de cause, la petite malade présentait une lympho-granulomatose médiastinale.

Il est donc certain que des cas de dilatation dite « idiopathique » de l’œsophage ont évolué en même temps, parfois sont apparus après des manifestations morbides gastriques . juxtacardiaques, pulmonaires ou médiastines (syphilitiques, tuberculeuses ou autres). Nous ne croyons pas qu'il s'agisse là d’une simple coïncidence et nous verrons, en étudiant la pathogénie, les rapports que nous croyons devoir établir entre ces affections et les lésions de la paroi œsophagienne que nous avons trouvées à l'examen histopathologique.

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