‹ Contribution à l'étude des Diverticules AppendiculairesChapitre 18 sur 29 · LEA L'RER · texte numérisé non relu

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rer le cæcum et l’appendice, adhère à la partie profonde de la fosse iliaque, sinsinue dans l’angle iléo-cœcal ou pointe vers la paroi antérieure de l’abdomen en l’envahissant de proche en proche » (Plisson et Carrive). À vrai dire, ces tumeurs inflammatoires, développées aux dépens de diverticules muqueux de l’appendice, sont extrêmement rares. À notre connaissance, le seul cas vraiment caractéristique et complet est celui de MM. Plisson et Carrive. Nous avons trouvé dans la littérature deux observations qui s’en rapprochent ; nous les résumerons brièvement.

La première est celle de Gangitano : l’appendice en question, enlevé chez une femme de 32 ans, se perd, après deux centimètres de trajet, dans une masse grosse comme une noix, dure, formée d’un tissu granuleux et friable. La tumeur est constituée par des travées conjonctives renfermant des éléments cellulaires arrondis: à gros noyaux ; le protoplasma est peu abondant. Cet examen anatomo-pathologique ne signale pas la présence de diverticules.

La deuxième observation rapportée par Meyerson est celle d’un homme de 60 ans, présentant une tumeur de la paroi abdominale infiltrant les muscles : cette tumeur, à point de départ appendiculaire, tient à la pointe de l’appendice rouge et enflammé : elle est sans plan de clivage net avec les parties voisines. L’examen histologique de la pièce n’a pas été fait. Ces deux observations ne sont pas très concluantes.

On pourrait se demander s’il n'existe pas certaines analogies entre ces tumeurs inflammatoires et les cancers de l’appendice. Crouze prétend que bien des

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