Que l’auteur n’indique pas
— Joue
Muscles et tendons. — Les données anatomiques relatives à la présence et à la disposition des muscles et tendons des pouces surnuméraires proprement dits,proviennent de deux sources différentes. Elles ont été déduites de l'étude des mouvements propres de l'organe | normal, ou directement constatées par la dissection, an après l’ablation thérapeutique.
- C’est ainsi que, dans quelques observations, on conclut, de l'absence de tout mouvement propre au pouce surnuméraire, au défaut d’insertions tendineuses ou musculaires, sur son squelette.
Cette conclusion est acceptable dans les cas où l’on trouve en même temps notée la présence d’articulation permettant les mouvements communiqués. -
Quant au cas où les muscleset lestendonssontprésents, Broca avait émis l'opinion que « si le pouce supplémentaire est mobile il recoit les muscles de léminence thénar quise rendentnormalement à l’os sésamoïde externe; les autres se portent au pouce normal ». On ne peut dire qu'il y ait de règle absolue à ce sujet : autant de cas autant de dispositions différentes ; mais il est rare que des pouces surnuméraires aient un système musculaire aussi développé que ceux que Lorain (Gazette médicale 1852, obs. n° 18) et Gruber (1) (Virchow Archi.
1. Dans 7 cas de double pouce étudiés par Gruber seul le /ong hi fléchisseur du pouce aboutissait constamment aux deux pouces ; l’extenseur allait habituellement au pouce interne et dans deux cas seulement aux deux pouces,le court fléchisseur allait quatre fois à l’interne trois fois aux deux pouces, le court extenseur au contraire se rendait presque toujours au pouce latéral, le court
Bd. 86,1881) avaient décrits, et généralement les pouces surnuméraires ne reçoivent que quelques expansions fibreuses provenant des tendons du long fléchisseur et du long extenseur ce qui fait que très rarement les deux pouces ont des mouvements séparés.
En dernier lieu il faut rappeler que dans certains cas de pouces surnuméraires à métacarpien indépendant, Gruber avait constaté la présence d’un véritable muscle interosseux s’insérant sur les deux métacarpiens, celui du pouce surnuméraire et celui du pouce normal,
et l’avait qualifié de muscle énterpollicaris.
En résumé. les cas où les pouces surnuméraires sont dépourvus de toute organisation musculaire spéciale sont de beaucoup les plus fréquents et il en résulte qu’implantés sur Le bord radial de la main (même quelquefois perpendiculairement à ce bord) dépourvus de tout muscle et de tout tendon, les pouces surnuméraires constituent un obstacle à la préhension des objets et par conséquentune gène assez grande pour ceux qui en sont
porteurs.
abducteur également. Le long ahducteur appartenait dans trois cas, l’opposant dans deux cas au pouce latéral,
I faut tenir compte toutefois de ce fait que dans la statistique de Gruber il entrait au moins autant de pouces hifides que de surnuméraires.
- Pranoue II Thèse H, Noëz
Pouce bifide.
ie;