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leva, on vit alors que ce pouce n’avait qu’un petit tendon fléchisseur et possédait un métacarpien très court (1 centimètre environ) lequel métacarpien ne se rattachait par aucune articulation avec les os voisins. L’éminence thénar manquait complètement et l’opposition n’était pas possible.
Le pouce interne avait trois phalanges et fut considéré, à tort du reste, comme un index supplémentaire. Nous avons vu qu’il s'agissait en effet dans ce cas de pouce a trois phalanges accompagné d’un pouce supplémentaire.
A la main gauche la malade avait un pouce supplémentaire et un pouce normal rudimentaire qui avait été enlevé quelques années précédemment et l’on sentait encore son métacarpien
qui fournit une saillie légèrement mobile.
Observation IX (résumée).
(Méd. Mod., 1897).
Marcel C..., âgé de 9 ans est entré à la clinique chirurgicale de la Charité le 20 mars 1897.
On ne retrouve aucun antécédent héréditaire. La mère affirme avoir été tout le temps de sa grossesse préoccupée de la main gauche de son enfant et persuadée que celle-ci serait absente ou atteinte d’une malformation quelconque. Le sujet est porteur d’un pouce surnuméraire à la main gauche; celui-ci est implanté perpendiculairement sur l’extrémité postérieure du métacarpien du pouce normal et il se recourbe ensuite en crochet pour se terminer par une extrémité digitale très atrophiée. On sent nettement à la palpation que ce doigt est formé par un métacarpien assez développé auquel font suite deux autres os beaucoup moins
développés, qui représentent les phalanges.
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