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Ces dernières sont les seules pièces mobiles du squelette et encore leurs mouvements sont très limités.
Quant au métacarpien il semble soudé au métacarpien normal.
L'éminence thénar paraît envoyer à ce pouce supplémentaire quelques fibres musculaires car il est doué de quelques mouvements spontanés, d'opposition et d’adduction.
Le pouce normal comparé à celui du côté opposé paraît légè- < . rement atrophié.
Ge pouce surnuméraire gêne les mouvements de l’enfant qui demande à en être débarassé.
L'examen de la radiographie montre que le métacarpien supplémentaire s'implante perpendiculairement à la base du métacarpien, de plus il ne présente pas d’épyphyse supérieure ou
plutôt il semble que l’épiphyse supérieure soit commune aux deux métacarpiens, car cette épiphyse nettement distincte, sur lépreuve semble envoyer un prolongement antérieur et externe en regard de l’extrémité postérieure du métacarpien supplémentaire. Il y a bien soudure entre les deux os. Mais cette soudure est cartilagineuse.
C’est ce que l'opération pratiquée par M. Tellant a pleinement
vérifé.
Observation X (résumée).
(Paxor, J. W., Médical Record, 1906.)
Jeune homme de 14 ans présentant à la main gauche un pouce surnuméraire dont le métacarpien est soudé au métacarpien normal au niveau de son épiphyse et de la partie toute supérieure de la diaphyse. Outre cette épiphyse proximale commune on
trouve à la radiographie au niveau du métacarpien du pouce
Ga
normal la présence d’une épiphyse périphérique assez petite. Il
faut ajouter de plus que le pouce normal était à trois phalanges.
Observation XI
(BizauT, Annales el Chirurg. et d’Orthop.)
Il s’agit d’un pouce surnuméraire à la main gauche. Le premier métacarpien s’insère normalement sur le trapèze mais au milieu du corps de l’os naissent deux rameaux qui s’écartent l’un de l’autre et se terminent tous les deux par une surface articulaire sur laquelle vient s’articuler un pouce complet, l’externe étant beaucoup moins développé que l’interne qui est le pouce normal.
Opération. —Résection de la branche externe après avoir préa-
lablement désarticulé le pouce surnuméraire.
Observation XII (résumée).
(G. Prieur. Rev. orthop., 1911.)
Pouce gauche dont le premier métacarpien est bifurqué au niveau de sa tête; la branche la plus externe et aussi la plus grêle supporte un pouce surnuméraire à deux phalanges peu développées.
On a enlevé le pouce surnuméraire mais on a laissé la branche externe du métacarpien qui fait une saillie disgracieuse sur
le bord radial de la main.
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Observation XIII i
* (Garzcarv, Gaz. Méd., 1862.)
D... Joseph, 21 ans, tailleur, se présente à l’'Hôtel-Dieu de Poitiers pour se faire enlever un pouce surnuméraire situé à la partie latérale de la main droite. Cette infirmité le gêne beaucoup dans l'exercice sa profession et le motif l’engagea à le faire opérer. Aucun antécédent héréditaire.
Le premier métacarpien est bifurqué au niveau de son extrémité supérieure, et la branche externe assez déviée en dehors supporte un pouce surnuméraire formé de deux phalanges. Cette articulation est flexible et bien isolée ; elle ne présente aucune communication par sa synoviale ou celle du pouce normal.
On procéda à la désarticulation du pouce surnuméraire et à la dissection.On constata la présence des tendons des deux fléchiseeurs du pouce ainsi que de l’extenseur. Les fibres un peu confondues avec les divers tissus du doigt viennent s’épanouir
largement à la partie postérieure des deux phalanges.
Observation XIV (résumée).
(Boursier er RéGnier. Journal de Méd. de Bordeaux, 1870.)
Jeune fille de 24 ans 1/2 présentant un pouce supplémentaire. Lepouce normalestdéjeté en dedans. La tête du métacarpien plus volumineuse (comme du reste tout le corps de cet os) qu’à l’état normal donne insertion à un millimètre au-dessous de l’articulation métacarpo-phalangienne et à sa partie externe a un
second pouce. Ce dernier n’est pas articulé avec le métacarpien
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