PONS
DRE 77 ve c’est un sensible prolongement osseux. Il possède deux phalanges mobiles l’une sur l’autre. Pas de mouvements spontanés. En examinant le métacarpien on constate la présence sur le métacarpien d’une cannelure appréciable au touchér dans toute la longueur de l’os et qui serait un vestige de la soudure de deux métacarpiens primitivement distincts.
Opération. — Après avoir rabattu deux petits lambeaux laté-
raux on sectionna le pouce supplémentaire à l’aide d’un coupe-
net.
Observation XV (résumée).
(M. Vernecer. Journal de Méd. de Bordeaux, 1900.)
Jeune homme de 24 ans présentant un pouce surnuméraire implanté sur le bord externe du pouce normal à l’union de ce dernier avec les os du carpe. Ce pouce était de forme allongée et grêle et se terminait par un petit ongle en griffe. Il était spontanément peu mobile et légèrement adductible. .
Ablation par une incision en raquette et désarticulation du métacarpien supplémentaire. La face palmaire de ce dernier donnait insertion à des faisceaux musculaires provenant de l’éminence thénar. Mais l’auteur ne peut préciser de quel muscle ils provenaient. |
2 artères collatérales, 1 veine médiane.
Entre le métacarpien et la première phalange il y avait une articulation douée de quelques faibles mouvements latéraux de flexion et d'extension. Il n’y avait pas d’articulation entre la première et la deuxième phalange mais on remarquait à ce niveau un renflement osseux présentant à sa partie médiane en
nure circulaire.
Obser vation XVI (inédite).
André M..., 1 an, présentait à la main droite un pouce supplémentaire à deux phalanges seulement, implanté sur le bord radial du premier métacarpien au voisinage. de l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce normal. Cet enfant ne présen-
tait aucune autre difformité. Il était venu à terme, présentation :
‘du sommet, et on ne relevait aucun incident dans la grossesse . de la mère, pas plus qu'aucun antécédent héréditaire,
Il fut opéré par M. le Dr Mouchet qui enleva le doigt après avoir pratiqué une incision en raquette. La plaie fut suturée à la soie fine. Les résultats obtenus furent excellents,
A lFexamen du doigt enlevé on constata qu'il y avait deux phalanges plus petites que normalement, qui s’articulaient l’une sur l’autre. Quant à la première elle s’articulait avec la tête du -méfacarpien qui présentait sur le côté externe une petite surface
articulaire.
Noël 5
a NT qe
Observation XVII (résumée).
(Bouzran. Recueil de Mém. de Méd. Milit., 1865.)
Jeunefilleisraélite, fille de consanguins au troisième degré présentant à la main droite un pouce surnuméraire dont la première phalange était entièrement soudée à la partie moyenne du métacarpien. |
L’articulation phalango-phalangienne était très mobile. Le pouce normal était déjeté en dedans et moins fort que normalement.
Pas de mouvements spontanés au niveau du pouce surnuméraire,
Opération.— Incision elliptique et amputation de la phalange
au point où elle était soudée au métacarpien. Bon résultat.
Observation XVIII
(Loraix. Gazette Médicale, 1852.
Le pouce surnuméraire semble appliqué seulement sur le métacarpien du pouce normal.
Aucun antécédent héréditaire.
Pas d'atrophie de l’éminence thénar : les muscles, court abducteur opposant, court fléchisseur ont leurs insertions supérieures normales, et tous s’insèrent de la façon accoutumée au poucesurnuméraire exclusivement. Aucun prolongement fibreux de ces muscles ne se rend au pouce normal.
Le muscle long fléchisseur du pouce se rend directement au
pouce normal, seulement son tendon se divise en deux branches
dont la plus grêle se rend à la deuxième here du pouce
complémentaire, qu’elle tend à abaisser.
Quant à l'adducteur il se rend à l’un et l’autre pouce.
Les muscles dorsaux se distribuent de la manière suivante :
Le long abducteur et le court extenseur sont au pouce surnuméraire, le long extenseur au pouce normal.
Seulement, il envoie au pouce surnuméraire un prolongement fibreux qui part de son tendon au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne, et qui rencontre un prolongement très
grêle de même nature détaché du tendon du muscle court extenseur ; il en résulte une bride fibreuse assez forte qui tend à abaisser, à courber les phalanges du pouce surnuméraire, et à | empêcher son redressement en le reliant au pouce normal. Le
tendon du long extenseur que nous avons vu se rendre au pouce
suivie jusqu’à la seconde phalange.
Nous avons vu aussi, à la région palmaire, un prolongement
fibreux parti du tendon du muscle long fléchisseur, et qui sem-
L ble jouer à la région palmaire le même rôle que le prolongement À Ps + fibreux du long fléchisseur à la région dorsale. A Ainsi peut s’expliquer la position gênée et vicieuse dans laquelle se trouvent les phalanges de ce pouce surnuméraire, lesquelles étaient destinées à rester presque immobiles. Le nerf radial fournit les collatéraux dorsaux des deux pou= | ces.
: Le nerf din ob les collatéraux palmaires des deux à doigts. a Ë
L’ artère tdi se ste également aux FA pouces.
normal dégénère en une expansion fibreuse mince qui peut être
see
Observation XIX (Ricusr. Soc. anat., 1861.)
Cette difformité existe chez une femme. Rien du côté de l’hérédité,
On observe, à la place du pouce, deux appendices : l’un, situé en dedans, plus volumineux, se continue avec le métacar-. pien, par sa direction,etexécute à peu près tous les mouvements que l’on rencontre dans le pouce normal; l'autre, plus court, plus grêle, situé en dehors, offre le même type dans sa forme : c’est évidemment le pouce surnuméraire, Ces deux doigts s’articulent avec le métacarpien par une articulation commune, et tous les deux exécutent les mouvements de flexion et d’extension simultanément, mais, jusqu’à un certain point, indépendants, puisque, quand on maintient l’un des deux doigts, l’autre se redresse et s’infléchit isolément.
Le pouce surnuméraire et le pouce normal sont recouverts par la peau, qui leur forme une enveloppe commune dans l’étendue de deux centimètres ; à partir de cet endroit, ils s’écartent à angle aigu.
Opération, — Incision longitudinale à ia face externe du pouce surnuméraire, commençant à un demi centimètre en arrière de l'articulation métacarpo-phalangienne etse prolongeant en avant, Jusqu'au voisinage de l’articulation phalango-phalanginienne.
De l'extrémité de cette dernière, part une deuxième incision, oblique, qui contourne ce pouce surnuméraire et revient rejoindre la première au point de départ.
Dissection de la phalange et désarticulation, en rasant la tête .
du métacarpien,
Les deux articulations dn pouce normal et du pouce surnuméraire communiquent, on fait la ligature d’une artère collatérale.
Réunion de la plaie avec des bandelettes de diachylon. La malade est soumise à une irrigation continue d’eau chaude.
Examen de la pièce. — 1° Facette articulaire concave qui correspondait à une facette convexe située sur la tête du métacarpien, laquelle permettait des mouvements d'opposition de ce pouce aux quatre doigts, mouvements imparfaits, il est vrai.
1° Deux tendons, l’un fléchisseur, plus fort que l’extenseur;
tous les deux viennent s’insérer à la base de la phalangine.
3 Deux nerfs collatéraux, d’un volume relativement assez notable, dont les ramifications peuvent être suivies dans la pulpe unguéale et jusque dans la graisse assez abondante, qui recouvre, en avant, la deuxième phalange.
4° Artère collatérale externe assez volumineuse ; point de col-
latérale interne,
Observation XX
(Thèse de Boucuarr, Bordeaux, 1891.)
Jeune fille de 20 ans, présentant un pouce surnuméraire à la
main droite, vient dans le service de M. Demons à Bordeaux.
Le pouce surnuméraire occupe le bord radial de l’éminence thénar droite. [1 est un peu moins volumineux que son voisin, lui-même moins développé que le pouce gauche normal. Il possède deux phalanges et deux articulations mobiles, ont la supérieure répond à la moitié radiale de la tête du métacarpien unique.
Il est légèrement porté en dehors et il dévie, d’un angle égal,
en dedans, par rapport à l’axe du métacarpien, le pouce normal,